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Patrick Pierret, total foot

10 mai 2013 - 13:43

Deux jours durant, il est au four et moulin. Dans l’ombre, Patrick Pierret veille à l’organisation du tournoi de football qui rassemble 32 équipes d’U11 et U13 au stade de la Blies. Plus passionné que jamais.

Maillot en maille piquée blanc, pantalon noir impeccable, lunettes solidement fixées sur le nez, Patrick Pierret veille au grain. Comme une tour de contrôle. Il a le sifflet en main. Il vient à peine de terminer d’arbitrer une rencontre qu’il fait entrer sur le rectangle vert d’autres formations. En quelques secondes. Il est au four et au moulin. Trois jours durant. Il vit football, il pense football, il agit football. Responsable des jeunes au sein de l’ASF 93, le bonhomme était déjà à l’œuvre mardi. Il a mis en place le tournoi qui réunit, sur deux jours, près de 400 jeunes Zizous.

Les mains du maître

« Quand je suis arrivé au club il y a une dizaine d’années , confie le gaillard, qui s’en grille une, vite fait, au bord de la pelouse, il y avait encore très peu de manifs. On a commencé par le futsal. Puis par ce tournoi de la Pentecôte. Au fil du temps, il est devenu une tradition. On l’a doté des challenges Marlyse-Ziegler et Michel-Jung. Cette année, on l’a avancé, car Metz en organise un autre ensuite. » Hier et aujourd’hui, 32 équipes d’U 11 et U 13 se succèdent sur le terrain. En un temps record. Il n’y a pas une seconde à perdre. Les rencontres ne durent qu’une douzaine de minutes.

Demain encore, Patrick Pierret sera l’homme de la situation. Il veillera à la bonne marche de la situation, distribuera les rôles, prendra garde à chaque petit détail. Il a une sacrée poigne. « J’ai un gros avantage , confie le responsable. Depuis dix ou douze ans je connais tout le monde, tous les éducateurs. Je passe un coup de fil, ils acceptent. Ils aiment bien venir jouer à Sarreguemines sur le terrain vert. » Cette année encore, ils sont tous là, le FC Metz, le Racing-club de Strasbourg, Mulhouse, aux côtés des équipes locales, l’ASF, Neunkirch, Marienau, Hambach, Sarre-Union…

Retour au bercail

Les petits s’en donnent à cœur joie. Patrick Pierret aussi. Conseiller principal d’éducation de métier, il est… comme Obélix. Il est tombé dans la marmite du ballon rond tout petit. « J’ai commencé à jouer à l’âge de 5 ans, à Reims, j’ai dû arrêter quand j’avais 35 ou 36 ans , enchaîne le bonhomme de 52 ans. J’ai été entraîneur des seniors ici, à l’ASF, en Alsace, à Montbronn, à Petit-Réderching, à Rohrbach. Beaucoup de clubs du coin. Je suis revenu à l’ASF quand Michel Jung est arrivé. » Il devient responsable de la formation des jeunes, des U6 aux U17, et des éducateurs.

« L’école de foot, c’est 160 gamins , continue l’entraîneur. Notre objectif, c’est de les faire progresser, du mieux possible, pour qu’ils intègrent un jour l’équipe fanion. Un, deux, ou trois, peu importe. Actuellement, on en a quatre en première. » Mais parfois, même hauts comme trois pommes, les jeunes suivent les sirènes d’autres clubs. « Je suis d’accord quand ils jouent plus haut. Le FC Metz en a déjà pris sept. Ça prouve leur bon niveau. » Patrick Pierret est bon joueur.

Sacerdoce

Son temps libre, ses week-ends, ses vacances, l’as du rectangle vert les passe donc au stade. Un sacerdoce, comme un autre. « L’amour du foot, on l’a ou on ne l’a pas. Dans mon job déjà, des jeunes, j’en vois toute la journée. Ça me permet de rester jeune aussi », rigole Patrick Pierret. Il ne ménage pas sa peine. Il ne rechigne jamais à mouiller le maillot. Dans les tribunes, hier, son épouse Nathalie est une fidèle supportrice. Il croise aussi sa fille, Adeline, qui a elle-même chaussé les crampons. Comme son fiston, Ludovic, qui a porté les couleurs grenat. Total foot.

Commentaires

PAROLES DE COACH

La 100ème de mon équipe en CFA2 restera comme une belle journée.

Pour le plus long déplacement de la saison à Prix-lès-Mezieres, équipe qui n'avait perdu qu'à une reprise à domicile et qui venait de battre le leader Schiltigheim, on savait que la tâche serait ardue mais mes garçons, malgré les absences, ont encore une fois fait preuve d'ambitions dans le jeu.

Le terrain difficile n'aura pas empêché mes joueurs d'avoir des intentions offensives.

Même si on a manqué d'équilibre dans le jeu et même si je regrette notre relâchement fâcheux à 0-2, je suis content de la prestation et surtout de la réaction après l'égalisation pirisienne.

On a continué à se créer de nombreuses occasions. Mon groupe vit bien et cela se ressent sur le terrain.

Sébastien MEYER, coach SFC