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Hassan M’Barki : « Je n’aime pas perdre »

11 mai 2013 - 09:55

L’ASF 93 est aux portes de l’accession en CFA2, vingt ans après sa dernière apparition à ce niveau. Hassan M’Barki, co-meilleur réalisateur du club avec Jordan Strehl, tentera de forcer le destin ce soir contre Magny (20 h). Portrait.

 

L’arrivée au stade, les vestiaires, l’échauffement puis l’entrée des acteurs sur la pelouse. Le rituel est bien connu. Il a toujours le même goût, celui de la gagne, toujours la même saveur, celle de la compétition. Aujourd’hui, le protocole aura un petit quelque chose de plus pour les onze joueurs et le staff de l’équipe première de l’ASF 93. Un mélange d’adrénaline et de tension. Un cocktail que l’on doit à l’enjeu de la rencontre qui a lieu ce soir. Si l’équipe ne perd pas, elle aura validé son ticket pour la CFA2 (équivalent de la 5e division nationale) lors de la saison prochaine.

Le même niveau que Sarre-Union

Aux avant-postes, les artilleurs tenteront de trouver la brèche dans la muraille adverse. Co-meilleur réalisateur du club avec Jordan Strehl, Hassan M’Barki sait qu’il a les clés en main. L’homme qui vient tout juste d’avoir 26 ans est à deux doigts de retrouver le niveau qu’il a déjà côtoyé par le passé. « Il y a quatre ou cinq ans, j’ai quitté mon club formateur de la SG Marienau pour rejoindre un club allemand. L’année suivante, j’ai rejoint Sarre-Union avec qui j’ai joué pendant deux ans. J’y ai connu la montée du CFA2 au CFA. Je pense qu’on a le même niveau que l’on avait avec Sarre-Union » , explique l’attaquant.

Est-ce le fait d’avoir déjà connu le haut niveau qui lui apporte ce supplément de sérénité à l’aube d’entamer un match capital ? Hassan M’Barki connaît lui-même la réponse : « Je ne le vois pas comme un challenge, j’ai déjà joué en CFA. En revanche, je serais super content pour les autres. Quant à moi, j’espère faire beaucoup mieux que la première fois. » Le collectif, encore et toujours, force l’admiration. Une qualité à l’épreuve du temps et des individualités : « Ici tout le monde joue le jeu, il n’y a rien à redire. »

Benzema, Zidane et Maïga

Forçant le respect par la maturité de ses propos, Hassan a tout du taulier, de la voix à écouter dans le vestiaire. Mais lorsqu’on lui fait part de ses objectifs personnels, il botte en touche : « Il n’y a aucune compétition interne. S’il y en avait, cela créerait des problèmes au sein du collectif. » En revanche, mieux vaut ne pas s’y frotter au soir d’une défaite. Car le buteur le sait mieux que quiconque : son caractère dépend fortement de l’environnement. « Il y a des jours où je vais aller spontanément vers les gens, et des jours où je reste à l’écart. Tiens, par exemple, si l’on perd, je reste à l’écart. Tout le monde ne gère pas la défaite de la même manière. Moi je n’aime pas perdre » , affirme-t-il sans détour.

Alors pour gagner, encore et toujours, il s’inspire des autres. Ceux qu’il voit ou qu’il a admirés à la télé comme Benzema qui a le même âge que lui, ou Zidane, la référence absolue. Mais il observe aussi ses adversaires, comme Madibo Maïga, qu’il a croisé avec Sarre-Union lorsque celui-ci évoluait avec la réserve du FC Sochaux-Montbéliard.

Le Forbachois, peintre en bâtiment à côté du foot, sait ce qui lui reste à faire pour faire vibrer un stade et, au-delà, une ville entière. S’il réussit, c’est Ali Miliani, son entraîneur au SG Marienau, qui devrait être fier. Lui qui avait fait le pari de le surclasser en équipe première il y a quelques années. Et demain ? Demain, il faudra écrire de nouveaux chapitres à l’histoire de l’ASF 93…

Source RL

 

Commentaires

PAROLES DE COACH

"Le match nul à Pagny est encore une nouvelle contre-performance. Malgré les nombreuses absences, encore une fois, je pense que nous avions l’équipe pour mieux faire.

Malheureusement, notre entame du match et notre première mi-temps nous pénalisent. Menés logiquement au score à la mi-temps, il a de nouveau fallu réagir... Le seul point positif est d’avoir réussi à égaliser à 10 contre 11.

Maintenant il faut profiter de la première véritable trêve depuis quatre ans pour se poser les bonnes questions. Ce championnat fait appel à des valeurs que je n’ai pas assez vues dans mon équipe lors de la première partie de saison ..."

Sébastien MEYER, coach SFC