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Ils sont champions et montent en CFA 2 !

13 mai 2013 - 14:19

Héroïques, les footballeurs sarregueminois se sont offert le titre de champions de Lorraine hier soir. Les joueurs de Sébastien Meyer joueront en championnat de France amateur l’an prochain.

Héroïques, les footballeurs sarregueminois. Avant même la fin du championnat, ils se sont offert hier soir le titre suprême. Ils sont champions de Lorraine. Leaders incontestés en DH, ils joueront en CFA 2 l’an prochain. Le résultat est historique pour le club phare de Sarreguemines. Bien évidemment, des esprits seront grincheux. Ils diront que les joueurs de Sébastien Meyer, pourtant longtemps dominateurs, se sont pris deux buts, coup sur coup, en l’espace de quelques minutes seulement en seconde période. « Un scénario fou. » Oui, c’est vrai. Sans doute faute de concentration. Mais l’essentiel est acquis. Grâce à ce match nul, l’ASF 93 décroche avant l’heure la timbale. Plus rien ne pourra l’arrêter.

Moral d’acier

Héroïques, encore, les Sarregueminois. Plus techniciens, plus solidaires, plus motivés que leur adversaire, Magny, ils ont présenté un joli spectacle à leurs fans, venus nombreux. Dès le premier quart d’heure de jeu, ils s’offrent plusieurs occasions. Jordan Strehl, décidément un des meilleurs, il ne changera plus, et Yannick Dekoun marquent. Dans les tribunes, les supportent exultent. Ils crient. Ils sautent. Ils commencent à rêver… avant que les banlieusards messins ne mettent le ballon au fond du filet à deux reprises. « C’est "c…", mais qu’est-ce qu’ils font ! ». Finalement, la bande à M’Barki se reprend et gère la fin de la rencontre. Ouf !

Héroïques, toujours, les Sarregueminois qui offrent ce titre à leur coach, Sébastien Meyer, tout juste arrivé cette saison à l’ASF. Les joueurs, ils les connaissaient, quasiment tous. Mais il a fait son job, avec rigueur, volonté, dynamisme. Il a montré son tempérament de feu, son moral d’acier, son cœur de battant. Pour lui, rien ne va jamais assez vite. Il l’a montré, une nouvelle fois, à la tête de l’équipe. A l’issue de la rencontre, il pleurait. Il pensait à sa jeune et jolie famille, à son père disparu, Franz, l’ancien chef de la SG Marienau, et à Yvon Thiry, notre valeureux correspondant sportif décédé dernièrement.

Le maire sous l’eau

Héroïques, enfin, les Sarregueminois car ils ont réuni, devant le soleil couchant, la grande famille du football de l’est mosellan. Plusieurs centaines de supporters sont massées dans les tribunes. De tous les âges et de tous les clubs. Pas chauvins, beaucoup portent les couleurs de Roth, d’Ippling, de Wies-Wœlf. Vincent, Eric, Kevin, Mike ou Jonas, des joueurs de l’équipe B, ont sorti banderoles, confectionnées l’après-midi même, perruques bleues et blanches et tambours. Ils font un maximum de bruit. Ambiance du tonnerre.

Bref, hier soir, c’était moment de liesse au stade de la Blies. A cette rencontre exceptionnelle, Christophe Marie, le patron du club, y croyait dur comme fer. Lui aussi a tout fait pour parvenir à cette consécration. Mais il n’a pas caché son émotion, en pleurs, comme tant d’autres, après 22 h. Pour l’occasion, il a sorti une cinquantaine de tee-shirts blancs "Sarreguemines champion de Lorraine". Il les a donnés à tous les joueurs et membres du comité. Scène d’hystérie aussi dans les vestiaires, puisque Céleste Lett, le maire, et Marc Zingraff, son adjoint aux sports, ont terminé sous l’eau…

Le fair-play avant tout

Les dirigeants de l’ASF 93 sont… bons joueurs. Le match d’hier devait se disputer initialement à 18 h. Mais l’adversaire, Magny, a demandé à jouer à 20 h, car trois de ses joueurs, qui ont des obligations professionnelles, ne pouvaient pas faire le déplacement en Moselle-Est trop tôt… C’est ce qui s’appelle du fair-play de Sarreguemines, non ?

Une saison historique

Jamais l’ASF n’aura connu une telle saison. Le club créé le 7 juin 1993 autour de Bruno Palmigiano a longtemps fait du yo-yo en championnat de Lorraine. « On a commencé en DHR , se rappelle Jean-Luc Meyer, une des bibles du club de football. Au bout de deux ou trois ans, on a accédé à la DH. Ensuite, on a fait l’ascenseur… » Jusqu’en 2004, où les Faïenciers gagnent une solide place parmi l’élite régionale.

Des hauts et des bas

Mais tout n’est pas rose. Au yo-yo, les gars entraînés par Eric Becker, Charles Haffner, Serge Wolff ou Antoine Mangione y jouent toujours. Ils démarrent toujours sur les chapeaux de roue, avant de changer de régime… La faute à un manque de condition physique sitôt la trêve des confiseurs terminée. Cette année, l’ASF passe au vert. Coachée par Sébastien Meyer, elle enchaîne les matches. Et les victoires. Hier soir encore, l’équipe était le leader incontestable de DH, avec 50 points au compteur, loin devant… Magny, justement.

Et les autres événements majeurs ? Jean-Luc Meyer, quinze saisons à l’ASF derrière lui, se pose quelques instants. « En Coupe de Lorraine, on a souvent été jusqu’au sixième ou septième tour , reprend le bonhomme, qui s’investit dans le ballon rond depuis une belle trentaine d’années. Mais notre fait d’armes, c’est ce match contre le Paris FC, en 2008. Nous l’avons perdu 3-0. Pourtant, c’était mémorable. Il neigeait. Le terrain était blanc. Joueurs et dirigeants l’ont déblayé… »

Des bénévoles omniprésents

Ils ont accueilli les spectateurs. Ils ont assuré la sécurité dans les tribunes. Ils ont préparé les casse-croûte. Les bénévoles de l’ASF 93 n’étaient pas les stars du rectangle vert hier soir. Pourtant, ils ont été d’attaque, plus encore que d’habitude pour cette rencontre exceptionnelle. « On a doublé les effectifs à tous les postes , affirme Christophe Marie, le patron du club, aux entrées, au stand boissons, aux repas, à la sono. »

Dans l’ombre, une vingtaine de personnes étaient mobilisées hier soir. Elles ont reçu le soutien des joueurs de l’équipe réserve, qui s’attendent à un autre choc. « Tout le monde est là , se félicite encore le président. Lundi, en réunion de comité, on a tout organisé. C’est rodé, on ne part pas dans l’inconnu. Chacun sait ce qu’il a à faire et est polyvalent. Ça tient la route. »

Petites mains

Toutes ces petites mains ont donc aussi mouillé le maillot. « Je leur tire mon chapeau », glissait hier soir Christophe Marie. « Sans eux, les bénévoles, un club ne peut pas fonctionner », ajoutait Jean-Luc Meyer, qui a été joueur, entraîneur… avant d’entrer lui-même au comité.

Un autre monde

Si demain le club de Sarreguemines peut monter en CFA 2, il ne va certainement pas laisser filer cette chance historique. Même si l’argent sera le nerf de la guerre. Car le championnat de France est un autre monde. Les déplacements seront très longs et se feront sans doute obligatoirement en bus. Les joueurs devront être accompagnés d’un kiné. Et ainsi de suite. « Nous avons déjà travaillé , assure le patron du club. Nous allons rencontrer nos partenaires pour monter un budget prévisionnel. » Christophe Marie envisage aussi de prendre contact avec des clubs nationaux du Nord ou de se déplacer à Evian-Thonon-Gaillard, qu’il connaît bien. Une chose est certaine : lors de la nuit du palmarès sportif, la ville a assuré le club de son soutien…

Source RL

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PAROLES DE COACH

La 100ème de mon équipe en CFA2 restera comme une belle journée.

Pour le plus long déplacement de la saison à Prix-lès-Mezieres, équipe qui n'avait perdu qu'à une reprise à domicile et qui venait de battre le leader Schiltigheim, on savait que la tâche serait ardue mais mes garçons, malgré les absences, ont encore une fois fait preuve d'ambitions dans le jeu.

Le terrain difficile n'aura pas empêché mes joueurs d'avoir des intentions offensives.

Même si on a manqué d'équilibre dans le jeu et même si je regrette notre relâchement fâcheux à 0-2, je suis content de la prestation et surtout de la réaction après l'égalisation pirisienne.

On a continué à se créer de nombreuses occasions. Mon groupe vit bien et cela se ressent sur le terrain.

Sébastien MEYER, coach SFC