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Comment Sarreguemines prépare sa saison en CFA 2

19 juin 2013 - 10:22

Vingt ans après sa dernière apparition en CFA 2, l’ASF 93 s’active pour y figurer dignement. Recherche de partenaires, budget, recrutement, diplôme d’entraîneur, prise de conseils : rien n’est laissé au hasard.

A tout seigneur tout honneur : le guide sera le président. On le salue Marie, à Sarreguemines, depuis que ses protégés ont décroché le grand pompon du petit championnat de France (CFA 2). « Tout le monde m’en parle en ville , explique le patron, sauf… les joueurs. Pas encore en tout cas. Ils sont toujours dans l’euphorie de la montée. Ce titre de DH, on l’a fêté ! »

Christophe Marie s’active en ce moment. Voici vingt ans que l’ASF 93 n’avait pas évolué au cinquième niveau français et il s’agit, aujourd’hui, d’adapter les moyens aux exigences du palier. Pour commencer, le club a pris conseil. « Epinal nous a reçus pour nous montrer son fonctionnement, détaille le président. Nous sommes allés du côté du FC Metz, j’appelle régulièrement un club du Nord et, prochainement, je vais rencontrer des gens d’Evian-Thonon-Gaillard. » Un comptable de la DRCG, le gendarme financier, a par ailleurs été consulté.

Administratrice, trésorier, président, chaque partie travaille à cette croissance accélérée. Par exemple, l’entraîneur Sébastien Meyer s’entretient, chaque jour, avec Christophe Marie pour parler recrutement. « Il est à Clairefontaine pour passer son DEF (diplôme d’entraîneur fédéral). »

Quatre à six renforts

En matière de recrutement, le président taira ses pistes car les promesses d’un jour ne valent pas signature le lendemain. « On aimerait quatre à six renforts en fonction des départs , poursuit-il. Il nous faudrait un arrière latéral, un défenseur central et deux milieux, un défensif et un offensif. » En attaque, la confiance sera maintenue au duo d’artilleurs Strehl-M’Barki, « deux super garçons qui s’entendent à merveille », sachant que Miceli, Hassli et Tonnelier complètent ce secteur.

L’ASF 93 a reçu des appels du pied de Forbachois mais le président ne veut « pas déshabiller Paul pour habiller Pierre ». « Il faut garder l’identité de Sarreguemines », insiste-t-il. Des Parisiens, des Alsaciens et des « joueurs en quête de relance » se sont aussi manifestés. Sans succès. Christophe Marie veut miser sur la fibre « locale ».

Financièrement, la marge sera serrée de toute façon. Heureuse nouvelle : au chapitre des subventions, la municipalité a donné des assurances au club qui traque en parallèle des sponsors supplémentaires. L’ASF 93 espère fonctionner avec « 280 000 euros », ce qui en ferait « le plus petit budget de CFA 2 ». « On a aussi réuni quelques cadres pour définir une enveloppe pour les joueurs , dit Christophe Marie. Chez nous, il n’y a pas de salaire fixe mais des primes réparties en fonction de la présence aux entraînements. »

Quid des ambitions sportives ? Le président surnomme son entraîneur « Guy Roux », comme le pape du maintien. Au regard des moyens, l’objectif coule de source. Trois thèses hantent pourtant les nuits de Christophe Marie. « Soit on commence par trois défaites et je me demande ce qu’on va faire. Soit on commence par trois victoires et je me demande comment gérer parce que je ne veux pas qu’on se la joue trop vite. Soit on tourne à deux points par match, en grappillant des nuls. Le troisième scénario me plaît. » Le deuxième ne devrait pas le contrarier non plus.

Source RL.

Commentaires

PAROLES DE COACH

La 100ème de mon équipe en CFA2 restera comme une belle journée.

Pour le plus long déplacement de la saison à Prix-lès-Mezieres, équipe qui n'avait perdu qu'à une reprise à domicile et qui venait de battre le leader Schiltigheim, on savait que la tâche serait ardue mais mes garçons, malgré les absences, ont encore une fois fait preuve d'ambitions dans le jeu.

Le terrain difficile n'aura pas empêché mes joueurs d'avoir des intentions offensives.

Même si on a manqué d'équilibre dans le jeu et même si je regrette notre relâchement fâcheux à 0-2, je suis content de la prestation et surtout de la réaction après l'égalisation pirisienne.

On a continué à se créer de nombreuses occasions. Mon groupe vit bien et cela se ressent sur le terrain.

Sébastien MEYER, coach SFC