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L’unité en attendant mieux

5 mars 2014 - 08:59

Le terrain d’honneur exécrable et les conditions d’entraînement des Sarregueminois (CFA 2) font désordre. La municipalité a promis de réagir.

La semaine dernière, Sébastien Meyer était au bout du rouleau. Pour la première fois depuis le 16 novembre, ses joueurs allaient enfin refouler la pelouse du stade de la Blies face à Belfort Sud. La FFF avait donné son accord, l’équipe s’était préparée en conséquence. Patatras, jeudi, la mairie de Sarreguemines fait fi de la décision de la Fédération et reporte la rencontre. « J’étais abattu. C’était la goutte de trop », souligne l’entraîneur mosellan, désormais ragaillardi.

Depuis le coup d’envoi de la saison, la marche des Sarregueminois s’apparente, bien malgré eux, à un long chemin de croix. L’itinéraire se résume en quelques chiffres, édifiants : depuis le 7 septembre dernier, les Lorrains n’ont plus disputé deux rencontres de championnat successives. Du coup, après sept mois de compétition, ils ne comptabilisent que douze matches pendant que Troyes ou Schiltigheim en sont à dix-sept. Un parcours du combattant les attend ipso facto avec quatorze rendez-vous dont six pour le seul mois de mars ! De quoi donner des sueurs froides à Sébastien Meyer. « Je suis très inquiet. Le championnat est faussé. Après nos quatre victoires de suite fin 2013, je me disais qu’on pourrait accrocher une place d’honneur. Désormais, je suis plus prudent. »

Un synthétique en septembre

En manque de rythme, les Bleus et blancs sont tombés à Morteau. « Je n’ai pas senti de révolte comme face à Colmar où nous l’avions emporté après avoir été menés deux à zéro , poursuit le technicien. Peut-être était-ce la fatalité ? » En outre, la qualité des infrastructures n’a pas accompagné l’ascension du club. « C’est indigne d’une équipe de CFA 2 ! On a sûrement le plus mauvais terrain du groupe et on ne s’entraîne jamais sur la même surface. »

Alternant entre terrain en schiste, synthétique alloué par Neunkirch et vert à Frauenberg, les joueurs sont plus fragiles, à l’image du capitaine Dekoun, souffrant de l’aine. « Malgré tout, je leur tire mon chapeau car ils n’ont jamais lâché », précise Sébastien Meyer.

Le cri de désespoir a, par ailleurs, fait écho à la municipalité qui a promis un nouveau synthétique opérationnel d’ici septembre. « Le regret, c’est d’avoir différé sa construction d’un an pour accueillir un match de gala contre le FC Metz à l’été 2013 », reconnaît Marc Zingraff, adjoint aux sports de la ville. Le stade de la Blies sera drainé cet été pour l’épurer des vers et favoriser sa perméabilité. « Le club est soutenu », abonde l’élu quand Sébastien Meyer appelle à l’union sacrée. En guise de cri du cœur.

Source RL

Suite à l’article paru mercredi dans nos colonnes, le FC Sarreguemines précise que la décision de reporter ses matches est prise de concert et que le club et la municipalité travaillent main dans la main et en toute transparence.

Des travaux de drainage seront menés, par ailleurs, entre le 1er juin et le 15 août. D’ici là, le président Christophe Marie souhaitait saluer le travail remarquable des concierges au stade de la Blies.

Commentaires

PAROLES DE COACH

La 100ème de mon équipe en CFA2 restera comme une belle journée.

Pour le plus long déplacement de la saison à Prix-lès-Mezieres, équipe qui n'avait perdu qu'à une reprise à domicile et qui venait de battre le leader Schiltigheim, on savait que la tâche serait ardue mais mes garçons, malgré les absences, ont encore une fois fait preuve d'ambitions dans le jeu.

Le terrain difficile n'aura pas empêché mes joueurs d'avoir des intentions offensives.

Même si on a manqué d'équilibre dans le jeu et même si je regrette notre relâchement fâcheux à 0-2, je suis content de la prestation et surtout de la réaction après l'égalisation pirisienne.

On a continué à se créer de nombreuses occasions. Mon groupe vit bien et cela se ressent sur le terrain.

Sébastien MEYER, coach SFC