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Samir et Jordan : la tête et les jambes

25 septembre 2014 - 12:55

Samir Ferfache et Jordan Peifer sont aussi actifs sur les terrains que dans la manière de faire fonctionner le club ou de réfléchir à son avenir.

Ils jouent tous deux dans l’équipe première et affichent une double casquette : Samir a été engagé dans le cadre d’un contrat d’avenir, et Jordan est en contrat d’alternance dans le cadre de ses études.

Un club de foot se gère comme une petite entreprise, et ce n’est pas Marlyse Ziegler qui dira le contraire. Secrétaire depuis 21 ans au Sarreguemines football club après avoir officié comme présidente, elle sait à quel point les tâches sont multiples et la patience nécessaire à l’exercice.

« Je suis toujours en quête de bons conseils pour le fonctionnement du club », confie la dame, dans les bureaux installés sous le club house du stade de la Blies. Elle rappelle aussi la présence il y a quelques années de 8 emplois jeunes au SFC, « qui ont tous fini par trouver du travail, certains sont encore bénévoles ou éducateurs au club ».

Un rôle actif

L’intendance certes, l’entretien du terrain, le lavage des maillots la rédaction des feuilles de matchs, les liaisons permanentes avec les fédérations locale et nationale… Autant de fonctions qui ne se font pas toutes seules.

Le SCF s’est lancé il y a un an dans une nouvelle aventure, celle de faire le choix d’un emploi d’avenir, ce dernier ayant débuté en novembre 2013. Samir Ferfache, 25 ans, en bénéficie, et cela lui va comme un gant. Passionné de foot depuis son plus jeune âge, il est défenseur latéral dans l’équipe qui évolue en CFA 2. Il est aussi éducateur des jeunes de moins de six ans à moins de neuf ans (U6 et U9). « Je suis secrétaire adjoint du club et je prépare mon brevet de moniteur de football , un diplôme validé par la FFF et qui a lieu en plusieurs étapes », confie celui qui seconde aussi Eric Becker, autre pilier du club pour l’encadrement des sections sportives du collège Jean Jaurès et du lycée Jean de Pange.

« La face cachée de l’iceberg »

« Il y a plein de choses que je ne savais pas, j’ai pris conscience qu’il y a beaucoup de travail en amont, que ce soit le planning, la préparation des maillots, la gestion des transports pour les rencontres du week-end… », confie Samir. « Tout est bien entendu géré par informatique, mais c’est comme la face cachée de l’iceberg, on ne voit pas ce qu’il y a en dessous », observe celui qui a déjà un riche parcours, bac électronique et cap carrosserie en poche, et qui a fait partie des compagnons du devoir. « J’ai fait pas mal de choses avant de vivre de ma passion, et j’aimerais continuer à évoluer dans ce milieu », ajoute le jeune homme, qui défend un projet de développement de l’école de foot au sein du SCF. « J’ai un autre regard sur le foot, je suis un peu le relais entre ce qui se passe dans les vestiaires et le comité », avoue Samir qui se dépense autant sur le terrain que dans le fonctionnement du club.

« Aider le club à se développer »

Jordan Peifer, 21 ans, est pour sa part en contrat d’alternance avec le club pour préparer un BTS Négociations et relations clients (NRC). « Je m’occupe du sponsoring, du mécénat, des relations avec les entreprises de manière à pérenniser le club », observe Jordan, qui partage son temps entre l’IUT de Moselle-Est et le club. Attaquant dans l’équipe première, il joue aussi au foot depuis l’âge de 8 ou 9 ans. « Il faut qu’on vende notre club et qu’on mette un service en place, et il y aura du travail », fait savoir celui qui dit « prendre des claques tous les jours au plan comptabilité et dans d’autres domaines ». Son maître stage n’est autre que Christophe Marie, entraîneur du club.

Commentaires

PAROLES DE COACH

La 100ème de mon équipe en CFA2 restera comme une belle journée.

Pour le plus long déplacement de la saison à Prix-lès-Mezieres, équipe qui n'avait perdu qu'à une reprise à domicile et qui venait de battre le leader Schiltigheim, on savait que la tâche serait ardue mais mes garçons, malgré les absences, ont encore une fois fait preuve d'ambitions dans le jeu.

Le terrain difficile n'aura pas empêché mes joueurs d'avoir des intentions offensives.

Même si on a manqué d'équilibre dans le jeu et même si je regrette notre relâchement fâcheux à 0-2, je suis content de la prestation et surtout de la réaction après l'égalisation pirisienne.

On a continué à se créer de nombreuses occasions. Mon groupe vit bien et cela se ressent sur le terrain.

Sébastien MEYER, coach SFC