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Un derby si particulier…

9 janvier 2015 - 09:13

Mouhamadou Barry a contribué à la montée de Forbach avant de passer à Sarreguemines cet été.

Si le match est maintenu, Sarreguemines et Forbach doivent se retrouver, demain en CFA2, dans un derby très affectif. Car cette rivalité est récente et oppose plus de Forbachois qu’elle n’y paraît…

La décision doit tomber aujourd’hui. Si l’état du stade de la Blies et si la municipalité le permettent, Sarreguemines accueillera Forbach, demain (18h), pour un derby que tous les acteurs ont traqué en priorité sur le calendrier, en début de saison. Car l’affaire est particulière.

D’abord, c’est une rivalité très jeune, vieille de cinq ans tout au plus. Autrefois, les Sarreguemines-Montbronn et Marienau-Forbach agitaient autrement la Moselle-Est, mais la nouvelle donne en CFA2 impose ce rendez-vous qui convoque une majorité de… Forbachois. Sur un groupe de 16 éléments, 9 Sarregueminois ont en effet porté le maillot adverse. Et la plupart continuent d’ailleurs d’habiter Forbach et ses environs.

Les connexions ne s’arrêtent pas là. Forfait demain, le défenseur Angelo Tasca travaille par exemple pour le président du club rival. Comme Sercan Yilmaz l’avait fait auparavant. « C’est Marcel Da Soler qui m’a offert ma première chance professionnelle, ça ne s’oublie pas , certifie ce dernier. J’ai même plus d’amis à Forbach qu’à Sarreguemines. Et j’ai parié avec Amin Abdouni. Il me devra un snack si je le bats ! »

Les joueurs des deux camps partagent souvent leurs soirées voire une petite chicha. Les présidents s’apprécient aussi et l’entraîneur de Sarreguemines a officié deux ans… pour la réserve de l’USF. « Pourtant , rappelle Sébastien Meyer, je venais de Marienau, le rival historique. Jusqu’à mes 26 ans, il était impensable d’aller à Forbach. C’était comme passer du PSG à l’OM. »

« Les riches contre les guerriers »

Depuis qu’il bat pavillon sarregueminois, le coach a été rejoint par plusieurs Forbachois. Mouhamadou Barry est le dernier usager de cette passerelle. Il a aidé Forbach à revenir en CFA2 avant de céder aux sirènes du SFC, l’été dernier. Lui parle « d’un match comme les autres » : « Je ne suis pas revanchard, c’était très difficile pour moi de quitter l’USF, j’y ai passé de très bons moments et laissé des amis. Alors je ferai abstraction du contexte mais, pour certains coéquipiers, c’est plus piquant ».

Le piquant ? Il vient notamment de ces quelques mots, lâchés par l’entraîneur Salem El Foukhari, cet été, après un amical remporté par l’USF (3-2) : « Il a dit qu’il allait nous battre à l’aller et au retour, explique un Sarregueminois. A Forbach, on nous fait aussi passer pour le PSG de la Moselle, sous prétexte qu’on ne lave pas nos équipements… » « Alors, ce sera les riches contre les guerriers ! », sourit Yilmaz.

Sportivement, enfin, les temps ont changé. Le SFC a pris l’ascendant et regarde vers le haut, quand Forbach, le promu, lutte pour son maintien. Sébastien Meyer avance pourtant avec prudence vers cette échéance : « Mon équipe n’est jamais au rendez-vous des matches de reprise et elle ne réussit pas ses derbys depuis que je l’entraîne, alors que Forbach a plus cette culture de combat. J’aimerais bien inverser cette spirale. » Il n’est pas le seul.

Article RL

Commentaires

PAROLES DE COACH

La 100ème de mon équipe en CFA2 restera comme une belle journée.

Pour le plus long déplacement de la saison à Prix-lès-Mezieres, équipe qui n'avait perdu qu'à une reprise à domicile et qui venait de battre le leader Schiltigheim, on savait que la tâche serait ardue mais mes garçons, malgré les absences, ont encore une fois fait preuve d'ambitions dans le jeu.

Le terrain difficile n'aura pas empêché mes joueurs d'avoir des intentions offensives.

Même si on a manqué d'équilibre dans le jeu et même si je regrette notre relâchement fâcheux à 0-2, je suis content de la prestation et surtout de la réaction après l'égalisation pirisienne.

On a continué à se créer de nombreuses occasions. Mon groupe vit bien et cela se ressent sur le terrain.

Sébastien MEYER, coach SFC