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Sarreguemines est « dans le dur »

17 mars 2015 - 14:28

Le haut du tableau est un vieux souvenir pour Sarreguemines qui vient d’enchaîner sept sorties sans victoire en CFA 2.

Sébastien Meyer l’avoue lui-même, il découvre un monde nouveau dans sa jeune carrière : celui des défaites à répétition et du doute livré en option. Le FC Sarreguemines n’a plus connu la victoire depuis sept matches (un nul, six revers) et son entraîneur le vit mal. « Je n’ai jamais connu ça , admet-il. Deux, trois défaites de suite, c’est déjà arrivé, mais là… Mes nuits sont courtes. Je vis un sacré apprentissage. »

Depuis le passage de Forbach, au stade de la Blies (3-4), quelque chose s’est cassé au royaume des Faïenciers. Tour à tour, Biesheim (1-3), Nancy (2-3) et Amnéville plus récemment (1-3) sont venus faire leurs courses sur les terres du président Christophe Marie. Les voyages n’ont guère plus arrangé la santé des Sarregueminois puisqu’ils ont aussi échoué à Sainte-Savine (2-1) et Colmar (1-0). Moralité ? « On est malade. On est dans le dur », tranche le coach.

Comment expliquer l’affaire ? « C’est multifactoriel , estime Sébastien Meyer. Mentalement, on a pu saturer après une année de feu. Il a aussi fallu gérer cette période de cinq semaines sans match officiel, pendant laquelle on ne savait jamais si les terrains nous permettraient de jouer. Dans ces cas-là, tu ne joues pas mais tu ne te reposes pas non plus. Et puis, on n’a pas toujours mis les ingrédients non plus. Il y a parfois eu un manque de grinta, sans parler des petits détails qui ne tournent pas en notre faveur. Bref, c’est le foot. Quand rien ne va, tout s’accumule. »

« Mobilisation »

L’entraîneur ne s’épargnera pas l’autocritique. « Le coach est en cause aussi , dit-il. Je savais qu’on aurait une période de décompression, mais pas comme ça. Je m’étais fixé de figurer dans les cinq premiers et je vois qu’on doit penser au maintien. C’est un semi-échec, mais je reste à fond derrière l’objectif. Il nous faut encore deux victoires au moins. Je sais que nos qualités ne se sont pas envolées. »

Après un début d’exercice enchanteur et un tour de Coupe de France en Guadeloupe, Sarreguemines vit un curieux retour sur terre en 2015. Loin du soleil… Le groupe s’est d’ailleurs ouvert de ses problèmes. « On fait plus de réunions que la mairie de Behren », s’amusait même Jordan Strehl sur les réseaux sociaux. « La réponse viendra du jeu », répondaient des coéquipiers en écho. « C’est l’heure de la mobilisation générale », conclut Meyer avant un voyage à Thaon, samedi soir, en terres vosgiennes, chez des spécialistes du maintien. Le SFC saura alors s’il peut encore regarder vers le haut.

Article RL

Commentaires

PAROLES DE COACH

La 100ème de mon équipe en CFA2 restera comme une belle journée.

Pour le plus long déplacement de la saison à Prix-lès-Mezieres, équipe qui n'avait perdu qu'à une reprise à domicile et qui venait de battre le leader Schiltigheim, on savait que la tâche serait ardue mais mes garçons, malgré les absences, ont encore une fois fait preuve d'ambitions dans le jeu.

Le terrain difficile n'aura pas empêché mes joueurs d'avoir des intentions offensives.

Même si on a manqué d'équilibre dans le jeu et même si je regrette notre relâchement fâcheux à 0-2, je suis content de la prestation et surtout de la réaction après l'égalisation pirisienne.

On a continué à se créer de nombreuses occasions. Mon groupe vit bien et cela se ressent sur le terrain.

Sébastien MEYER, coach SFC