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Giulia Cirillo a du talent au bout des pieds

16 juin 2015 - 09:48

Giulia Cirillo n’a commencé le football il n’y a que trois ans, mais montre déjà de très grandes prédispositions dans ce sport. A tel point qu’elle a été sélectionnée pour une nouvelle section sportive à Metz.

Lorsqu’elle jongle, la balle semble coller à son pied tant elle est adroite dans cet exercice. Il faut dire que Giulia Cirillo est tombée dans le football très jeune. « J’ai toujours joué au football avec mon père. Il m’apprenait à faire des passes , se souvient-elle. Je l’accompagnais aux entraînements. » Son équipe préférée ? Naples. Pas étonnant lorsqu’on sait que son père est d’origine napolitaine.

Très sérieuse lorsqu’elle s’entraîne, un sourire illumine son visage lorsqu’il s’agit de parler de sa passion. « J e suis déjà allée voir des rencontres au stade Saint-Symphorien , raconte la jeune fille de 13 ans. Je regarde tous les matches qui passent à la télé, même quand je ne connais pas les équipes. » Pourtant, cela ne fait que trois ans qu’elle a passé le pas et s’est inscrite au club de Sarreguemines.

Pendant cinq années, elle a pratiqué la gymnastique en club, avant de choisir son sport de prédilection. « Durant une année de transition, elle était inscrite aux deux clubs, mais c’était trop intense, raconte sa mère, Sandy. Elle avait peur de me décevoir en choisissant le football plutôt que la gym. » Mais ses parents sont fiers d’elle et ils ont de quoi. Dès sa première année de football en club, elle a réussi avec brio les tests pour intégrer la section sportive foot du collège Jean-Jaurès. Giulia est l’une des deux filles à avoir rejoint cette section. En deux années, celle qui joue défenseur gauche a réussi à faire sa place, même si « des fois les garçons croient qu’ils sont plus forts ».

Sur les terrains du FC Metz

A la rentrée, Giulia va faire partie de la toute nouvelle section sportive football féminin du collège de l’Arsenal à Metz. La joueuse a été repérée en participant à des rencontres avec le District de Moselle. Elle a ensuite passé et réussi avec brio des tests de sélection. « I l fallait faire des jongles, des dribbles autour de plot et de la vitesse avec et sans balle », décrit Giulia.

A partir de septembre, elle va donc passer sa semaine à Metz, à l’internat. Une partie de ses entraînements se déroulera dans les infrastructures du FC Metz. « Elle aura cours de 8 h à 15 h tous les jours et s’entraînera ensuite de 15 h 30 à 17 h 30, sauf le mercredi , détaille Sandy Cirillo. Ils nous ont bien rassurés sur l’encadrement. Un bilan est fait chaque semaine sur les élèves, car il faut que le scolaire prime. »

Giulia est bien consciente de l’importance des cours. « Je ne sais pas si je pourrais être professionnelle, mais je sais que je travaillerais à côté, assure la footballeuse. J’aimerais être pharmacienne. » Très au fait de ce qui se passe dans le monde du football, elle sait très bien que les joueuses de l’équipe de France ne peuvent pas vivre de ce sport. Ses yeux verts brillent encore plus intensément au moment d’évoquer la médiatisation des filles. « C’est bien de montrer qu’il n’y a pas que les garçons, souligne Giulia. Les filles simulent moins et râlent moins. » Pas besoin de préciser qu’elle suit avec assiduité les rencontres du mondial féminin ces jours-ci. De quoi peut-être trouver de l’inspiration en attendant la rentrée. « Je suis pressée de commencer, même si je sais que cela sera compliqué. »

Commentaires

PAROLES DE COACH

La 100ème de mon équipe en CFA2 restera comme une belle journée.

Pour le plus long déplacement de la saison à Prix-lès-Mezieres, équipe qui n'avait perdu qu'à une reprise à domicile et qui venait de battre le leader Schiltigheim, on savait que la tâche serait ardue mais mes garçons, malgré les absences, ont encore une fois fait preuve d'ambitions dans le jeu.

Le terrain difficile n'aura pas empêché mes joueurs d'avoir des intentions offensives.

Même si on a manqué d'équilibre dans le jeu et même si je regrette notre relâchement fâcheux à 0-2, je suis content de la prestation et surtout de la réaction après l'égalisation pirisienne.

On a continué à se créer de nombreuses occasions. Mon groupe vit bien et cela se ressent sur le terrain.

Sébastien MEYER, coach SFC