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S. Meyer : « Nous sommes le Guingamp du groupe »

17 juin 2015 - 09:01

Entraîneur apprécié, Sébastien Meyer tire un bilan mitigé de la saison. En CFA2, il pense que le club ne peut lutter d’égal à égal avec ses adversaires et estime qu’un nouveau cycle doit s’ouvrir au sein du SFC. Interview.

Un recrutement judicieux et une bonne dynamique vous faisaient espérer une place dans le Top 5. Or, vous avez dû lutter pour le maintien. Que s’est-il passé ?

« Depuis 30 mois, le groupe était sur une courbe ascendante. On est leader du groupe en novembre et sur neuf victoires consécutives en coupe et en championnat. Arrive le tirage en Coupe de France qui nous conduit en Guadeloupe. A la trêve, on est troisième, mais la belle aventure en coupe contre Raon puis contre Auxerre en décembre nous a pompé beaucoup d’énergie. On perd deux matchs en retard, on fait un bon nul contre Haguenau, on gagne à Saint-Louis Neuweg. Je constate qu’on ne peut pas jouer sur deux tableaux. »

Un parcours sans anicroche, puis arrive janvier 2015 et une forme de décompression…

« Là, la machine se grippe. Alors qu’on doit faire du foncier, la trêve est courte et on a cinq gros matchs devant nous. Finalement, quatre sont reportés. Puis on a un gros programme sur le court terme. Biesheim arrive, on ne marque pas et perd puis on enchaîne une série de défaites. Une spirale négative, et le doute s’installe.

On n’est pas bons, on n’a pas de chance, pas de réussite, on manque de lucidité, on prend trop de buts, on a des éléments moins performants, l’état d’esprit n’est pas bon, on a trop pris le melon et on a surtout des blessés. Toute l’équipe a eu un creux en même temps. On a mangé du caviar pendant trois mois et après on déchante. On est dans un tel engrenage que j’ai envie de démissionner en avril. Mais finalement, on assure notre maintien en gagnant à Forbach (4/3). »

Considérez-vous que votre classement correspond à une réalité sportive et économique ?

« Il faut être lucide cinq minutes, il n’y a pas de hasard. Quand on se compare aux autres, on doit accepter notre place et ce résultat. On n’a que le 11e budget du groupe, on ne peut pas lutter d’égal à égal avec les autres. On n’est pas dans le même monde à Sarreguemines et à Forbach que Biesheim, Saint-Louis, Epernay, Haguenau, Schiltigheim… Ils ont le double, le triple de subventions et de sponsors. Sur le plan financier, on ne peut pas rivaliser, on est le Guingamp du groupe. On n’a pas de pétrole pour jouer le haut niveau, il faut donc des idées. »

Face à ce constat, comment se présente la nouvelle saison ?

« Un nouveau cycle doit s’ouvrir avec un renouvellement de l’effectif et un meilleur état d’esprit. Il faut rester ambitieux, se retrousser les manches, étoffer le staff. Je veux garder l’ossature, des jeunes du club doivent monter en puissance (Hassli, Peifer…) et je veux une plus-value ciblée dans certaines lignes. Tout ce travail est en cours. »

Commentaires

PAROLES DE COACH

La 100ème de mon équipe en CFA2 restera comme une belle journée.

Pour le plus long déplacement de la saison à Prix-lès-Mezieres, équipe qui n'avait perdu qu'à une reprise à domicile et qui venait de battre le leader Schiltigheim, on savait que la tâche serait ardue mais mes garçons, malgré les absences, ont encore une fois fait preuve d'ambitions dans le jeu.

Le terrain difficile n'aura pas empêché mes joueurs d'avoir des intentions offensives.

Même si on a manqué d'équilibre dans le jeu et même si je regrette notre relâchement fâcheux à 0-2, je suis content de la prestation et surtout de la réaction après l'égalisation pirisienne.

On a continué à se créer de nombreuses occasions. Mon groupe vit bien et cela se ressent sur le terrain.

Sébastien MEYER, coach SFC