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Saïd IDAZZA : Le perséverant

3 août 2016 - 13:29

Bien en vue durant la période de préparation, la recrue concarnoise tourne progressivement la page d'une période compliquée.

La poisse. Certains la subissent plus que d'autres. Lorsqu'elle s'infiltre et colle à la peau, on serait tenté, de rage, de tout abandonner. Alors que sa carrière semblait prendre un nouveau tournant, Saïd Idazza a joué de malchance. Arrivé en 2012 à Dudelange au Luxembourg en provenance d'Amnéville (CFA), le Franco-marocain va goûter du bout des orteils à la Ligue des Champions et l'Europa League, dans un club de premier plan luxembourgeois. « Mais le niveau est différent par rapport à la France, tempère-t-il. Au Luxembourg, il y a quatre bonnes équipes, qui sont au-dessus du lot. Au final, il n'y a donc que six gros matches dans l'année. C'est tout ».

Arrivé avec des ambitions, le destin va en décider autrement. En l'espace de deux ans, Idazza va accumuler les gros pépins physiques. « On peut clairement dire que ma période à Dudelange s'est mal passée, à cause de mes blessures. Je me suis fait deux fois les croisés en l'espace de deux ans ». Loin d'être anéanti, l'ancien international marocain préfère relativiser. « En dehors des blessures, j'ai tout de même fait ce que j'avais à faire. Je marque sept buts la première saison, six buts la suivante. On a aussi fait de très bons matches en coupe d'Europe ».

Retour en France

Cette expérience le pousse à retrouver les terrains français. En 2015, il signe à Sarreguemines, en CFA2. Après une saison pleine, il reçoit un appel du pied de Nicolas Cloarec. « Il a suivi mon parcours à Sarreguemines, il a notamment pu me voir en Coupe de France ». Sorti par le seul autre club rescapé de CFA2 à ce niveau de la coupe, l'US Granville, l'équipe lorraine d'Idazza a atteint les 16e de finale après avoir sorti coup sur coup, excusez du peu, deux formations de Ligue 2 (Dijon et Valenciennes). « On a fait un beau parcours ! » concède le joueur. Un profil qui, forcément, doit plaire à l'entraîneur de Concarneau, qualifié de « club de coupe » : sur ces dernières années, les footballeurs de l'USC sont les seuls de niveau amateur à avoir atteint trois fois d'affilée les 16e de finale, avec en apothéose, un quart de finale perdu en 2015 dans un derby bien évidemment déséquilibré face aux Guingampais de l'élite. Une rencontre dans laquelle, face aux vainqueurs de l'édition précédente, les Finistériens étaient loin d'être ridicules (défaite 2-1).

Malgré sa période trouble, Saïd Idazza arrive donc sur la côte bretonne pour évoluer en National, son meilleur niveau français jusque-là. « J'ai le sentiment de pouvoir encore progresser, confie l'attaquant de 27 ans. La saison va être longue, mais d'après ce que je vois à l'entraînement, on devrait pouvoir se maintenir ». Loin de se lamenter sur son sort, le natif de Tafroukht au Maroc préfère se pencher, dans l'immédiat, sur le championnat décisif qui attend l'US Concarneau. Une saison qui peut s'avérer déterminante pour lui aussi.

Source : Ouest France
Crédit Photo : Martin HERNOT

Commentaires

PAROLES DE COACH

La 100ème de mon équipe en CFA2 restera comme une belle journée.

Pour le plus long déplacement de la saison à Prix-lès-Mezieres, équipe qui n'avait perdu qu'à une reprise à domicile et qui venait de battre le leader Schiltigheim, on savait que la tâche serait ardue mais mes garçons, malgré les absences, ont encore une fois fait preuve d'ambitions dans le jeu.

Le terrain difficile n'aura pas empêché mes joueurs d'avoir des intentions offensives.

Même si on a manqué d'équilibre dans le jeu et même si je regrette notre relâchement fâcheux à 0-2, je suis content de la prestation et surtout de la réaction après l'égalisation pirisienne.

On a continué à se créer de nombreuses occasions. Mon groupe vit bien et cela se ressent sur le terrain.

Sébastien MEYER, coach SFC