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Cédric SCHRAMM : la star des Jo de Rio

13 août 2016 - 11:15

Une petite banderole avec l’inscription Sarreguemines est visible partout dans ces JO. Et donc sur les écrans du monde. Elle vient de Moselle et son auteur n’en est pas à son coup d’essai.

Impossible d’y échapper, elle est toujours bien placée. La banderole « STC Sarreguemines CAN » est visible partout à Rio : cérémonie d’ouverture, finale du relais 4x100 en natation, matches des Français au basket, gym, hand et bientôt, c’est prévu, le judo pour Riner, l’athlé pour Bolt et Lavillenie ou du côté de l’eau libre, pour soutenir la compatriote Aurélie Muller. « J’ai vu la banderole, sourit la nageuse mosellane. Mais qui fait ça ? ». On va lui répondre.

Entre ici, Cédric Schramm. L’homme derrière la fameuse de banderole, c’est lui. Un agent SNCF de 40 ans, qui vit à Sarreguemines et travaille à Forbach. Triathlète amateur, simple et nature. Pas de portable ni de Facebook, mais souvent son gros bout de tissu dans le sac à dos. Au Brésil, il est accompagné d’une ancienne coureuse de 400 m strasbourgeoise, Marie-Reine Gross, et cinq potes sont arrivés en renfort ce jeudi. Le Team olympique est au complet.

Sa présence à Rio « était planifiée depuis plus d’un an » , mais il a acheté certains tickets sur place, au marché noir. « J’ai une petite cagnotte » , dit-il, restant secret sur son budget. Cédric a contracté ce virus depuis longtemps, au gré de voyages à San Siro, avec papa : « Je crois que j’ai commencé là-bas, je suis un fan du Milan AC. J’étais aussi aux Mondiaux d’athlétisme en 2003, à Paris. J’ai un copain qui faisait toujours ça, avec une banderole du Bayern. Ils ont vraiment la culture de la banderole en Allemagne ». Depuis, sa ville s’affiche partout et il se trouve toujours des caméras pour l’exposer en mondovision. L’art du placement, coco, très important…

Au poste à Moscou

« Tous mes congés passent là-dedans » , poursuit le globe-trotter, qui dort souvent dans des auberges de jeunesse et ne prend pas de câlin lorsqu’il quitte sa Moselle. « Non, non, je suis célibataire… ». La confection de la banderole, pourtant, confine à l’entreprise familiale. « Je l’ai collée avec mon père et c’est ma mère qui l’a cousue ».

Pour la seule année 2016, Cédric a cumulé Rio, les Mondiaux de biathlon à Oslo et l’Euro de foot. Il était notamment « dans le kop avec les Irlandais du Nord ». Les réactions à l’étranger sont « souvent positives » , convient-il. « On a quand même eu droit à un détour par le poste de police à Moscou, pour les Mondiaux d’athlé , intervient son complice Joël Kessler. Les Russes n’arrivaient pas à déchiffrer » le texte. « Ils pensaient que c’était un message politique » , compléte Cédric.

A ce propos, les lettres autour de sa ville ? STC comme Sarreguemines Triathlon Club et CAN comme Courez avec Nous, une autre association du coin. Cédric Schramm, aujourd’hui, est leur VRP mondial, un ambassadeur formidable qui amuse et promeut une ville entière. Voilà qui mériterait bien la gratuité des licences pour la saison prochaine… « C’est vrai que le président du STC ne me l’a jamais proposée… ». Un geste, patron ?

Source : le Républicain Lorrain
Crédit Photo : le Républicain Lorrain

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France Bleu Lorraine : "Un drapeau "Sarreguemines" incontournable aux JO de Rio"
L
'Equipe : "JO : on a retrouvé l'homme au drapeau Sarreguemines"
Le Parisien : "Qui se cache derrière le drapeau Sarreguemines ?"
20 Minutes: "JO 2016: Vous aussi vous l'avez vu partout à Rio ce drapeau de Sarreguemines?"
RMC Sport - BFMTV : "JO 2016 : il met un drapeau de Sarreguemines partout, on l’a retrouvé"

Commentaires

PAROLES DE COACH

La 100ème de mon équipe en CFA2 restera comme une belle journée.

Pour le plus long déplacement de la saison à Prix-lès-Mezieres, équipe qui n'avait perdu qu'à une reprise à domicile et qui venait de battre le leader Schiltigheim, on savait que la tâche serait ardue mais mes garçons, malgré les absences, ont encore une fois fait preuve d'ambitions dans le jeu.

Le terrain difficile n'aura pas empêché mes joueurs d'avoir des intentions offensives.

Même si on a manqué d'équilibre dans le jeu et même si je regrette notre relâchement fâcheux à 0-2, je suis content de la prestation et surtout de la réaction après l'égalisation pirisienne.

On a continué à se créer de nombreuses occasions. Mon groupe vit bien et cela se ressent sur le terrain.

Sébastien MEYER, coach SFC