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CFA2 : Comme une idée derrière la tête !

5 novembre 2016 - 12:42

C’est le choc du groupe D, en cette 8e journée de CFA 2. Sarreguemines accueille Schiltigheim, une équipe invaincue depuis trois matches, et peut prendre la tête en cas de victoire. Comme une progression logique…

Chaque nouvel exercice confirme l’idée d’une progression à Sarreguemines. Au classement de CFA 2, dans sa structuration interne et même derrière son parcours en Coupe de France, puisque le SFC avait atteint les 16es de finale la saison dernière, en écartant deux clubs de L2 (Valenciennes et Dijon). Le club est toujours en lice dans cette épreuve.

Qu’elle paraît loin, aujourd’hui, la virée en Guadeloupe de 2014 en Coupe… Un autre temps. Depuis, le club du président Christophe Marie a hissé sa réserve en DH, s’est notamment attaché les services d’un responsable de la communication et d’un directeur sportif. Autrefois entraîneur des gardiens de l’ASNL, Laurent Denis dispense également son expertise auprès des Faïenciers depuis septembre.

« Le SFC se développe à tous les étages , il se professionnalise , remarque le portier n°1, Florian Trimborn. On a complètement changé de dimension. Un exemple : nos équipements sont lavés au club maintenant. Cela peut paraître bête, mais tu arrives et tes affaires sont prêtes. Comme chez les pros. Et tu ne penses qu’au terrain. »

Rapport direct de cause à conséquence : le secteur sportif suit le mouvement. Ascendant. Le SFC est 3e de CFA2 et peut s’emparer de la tête du classement en cas de victoire contre Schiltigheim ce samedi. Pour viser la montée ? « Tout le monde nous donne cette étiquette , poursuit le gardien, mais ce match sera un test grandeur nature pour déterminer la suite. »

M’Barki : « La mission ? Faire mieux »

Hassan M’Barki, le buteur maison, prend le relais : « La montée n’est pas un objectif officiel, mais on a la mission de faire mieux que la saison dernière. Ce qui veut dire finir deuxième ou premier. » « On n’a jamais été aussi bon en début de saison , ajoute Trimborn. C’est la première fois, par exemple, que l’on bat les trois réserves professionnelles (Metz, Nancy, Strasbourg). En plus, la manière n’est pas toujours là. On a encore une marge de progression. »

Malgré le départ d’Idazza, attaquant prolifique, et les remaniements profonds d’effectif à l’intersaison, Sarreguemines maintient sa ligne. « C’est normal que les recrues soient bien intégrées , note M’Barki, on ne fait aucune différence entre les joueurs ici. C’est comme si les derniers arrivés jouaient avec nous depuis deux ou trois ans… »

Auteur de trois buts en CFA 2 et de cinq en Coupe de France cette saison, l’attaquant a d’ailleurs reçu « quelques propositions » cet été, « mais rien d’important , explique-t-il. J’ai 29 ans de toute façon et j’ai un travail à l’usine (Continental évidemment). J’aimerais bien connaître le CFA mais si ça doit se faire, ce sera avec Sarreguemines. »

Florian Trimborn aussi se sent « bien ici ». Comme les Karayer, Miceli et autres Dekoun, des historiques restés fidèles à Sébastien Meyer. Autour de ces piliers, la maison s’agrandit. Et elle saura tout à l’heure, après le passage de Schiltigheim à la Blies, si elle peut envisager un étage supplémentaire.

Source : Le républicain Lorrain
Crédit Photo : Frédéric LAUER

Commentaires

PAROLES DE COACH

« Très frustré et déçu pour les joueurs suite à cette défaite. Je ne suis pas persuadé que c’est l’équipe la plus méritante qui ait gagné samedi. Notre adversaire a frappé trois fois au but sur des erreurs individuelles de notre part et marqué par deux fois...  

Nous avons maîtrisé le ballon et aussi le match, surtout en deuxième mi-temps, mais nous manquons clairement de réussite dans les deux zones de finition... C’est cruel, car nous réalisons des prestations intéressantes collectivement mais les garçons ne sont pas récompensés sur le plan comptable...  

On va continuer à travailler pour retrouver la réussite. »

Sébastien MEYER, Coach SFC