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Hassan M’Barki , Monsieur Ligue 2

6 janvier 2017 - 08:14

Habitué à briller contre les équipes de L2, Hassan M’Barki aura, contre Reims, une nouvelle occasion de qualifier Sarreguemines en 16e de finale samedi.

Sébastien Meyer pourrait « parler des heures » d’Hassan M’Barki. Avant d’être le premier joueur qu’il a attiré à Sarreguemines en 2012, les deux avaient déjà parcouru un bout de chemin ensemble. Benjamin au SG Marienau, le buteur des Faïenciers – défenseur à l’époque – avait déjà son coach actuel comme éducateur.

« Je le connais aussi bien que ses parents », rigole Meyer. Mais quand on lui demande quel est le principal défaut de son poulain, il sèche, avant d’oser : « I l a tendance à se mettre au niveau des équipes contre lesquelles il joue. Quand elle est plus faible, il devrait être trois tons au-dessus ». On a connu plus handicapant comment péché.

Marquage moins serré

Ce petit défaut devient même une qualité quand l’adversaire est plus huppé. À trois reprises en Coupe de France ces deux dernières saisons, le buteur a sorti le grand jeu contre des formations de Ligue 2 : un doublé contre Dijon au 8e tour (2-1) puis l’unique but du 32e de finale contre Valenciennes l’an dernier et un autre doublé contre ces mêmes Valenciennois au 8e tour cette saison (2-1).

Une efficacité maximale que M’Barki explique : « Quand on joue contre une L2, nous, amateurs, on veut prouver qu’on a le niveau. Et puis, en championnat, j’ai deux défenseurs sur le dos alors que contre des pros, je ne suis pas connu, donc je n’en ai qu’un. J’ai plus de liberté. C’est presque plus simple ».

Avec une telle réussite, qu’est-ce qu’Hassan M’Barki fait donc encore en CFA 2 ? « C’est avant tout une question de chance », tente son entraîneur, se remémorant les deux essais qu’Hassan M’Barki a effectués plus jeune à l’ASNL, sans succès. Pourtant, il a des qualités bien au-dessus de la moyenne : « Il est rapide, puissant, grand, il a une frappe impressionnante, il est très à l’aise techniquement. C’est un joueur vraiment complet », énumère Sébastien Meyer.

Mais Hassan M’Barki a loupé des virages importants. Le dernier en date remonte à 2011-2012 en CFA avec Sarre-Union, son ancien club. Cet exercice-là, il le passe au placard. En cause, un travail qui l’empêche de s’entraîner. « J’ai compris très jeune que je ne finirais pas pro. Du coup, j’ai toujours privilégié le travail au foot », explique-t-il.

À Sarreguemines aussi, il doit jongler avec des horaires en 3/8 qui le privent d’entraînement avec le reste du groupe une semaine sur trois. « Peut-être que ma situation professionnelle m’a empêché d’aller voir plus haut mais je ne regrette rien ».

Une question se pose alors : sans ce parcours cabossé, jusqu’où serait-il allé ? « La L2 aurait pu lui convenir , juge Meyer. Après, aurait-il été performant sur la durée ? Je n’en sais rien. Mais c’est sûr qu’il n’y serait pas ridicule. » Cela tombe bien, Reims se profile samedi : M’Barki aura une nouvelle occasion de prouver qu’il a le niveau.

Source : Le Républicain Lorrain
Crédits photo : Youssef BOULHILAT

Commentaires

PAROLES DE COACH

La 100ème de mon équipe en CFA2 restera comme une belle journée.

Pour le plus long déplacement de la saison à Prix-lès-Mezieres, équipe qui n'avait perdu qu'à une reprise à domicile et qui venait de battre le leader Schiltigheim, on savait que la tâche serait ardue mais mes garçons, malgré les absences, ont encore une fois fait preuve d'ambitions dans le jeu.

Le terrain difficile n'aura pas empêché mes joueurs d'avoir des intentions offensives.

Même si on a manqué d'équilibre dans le jeu et même si je regrette notre relâchement fâcheux à 0-2, je suis content de la prestation et surtout de la réaction après l'égalisation pirisienne.

On a continué à se créer de nombreuses occasions. Mon groupe vit bien et cela se ressent sur le terrain.

Sébastien MEYER, coach SFC