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Sarreguemines, roi du système D

24 janvier 2017 - 18:56

Par ce froid, les séances d’entraînement du SFC sont tronquées et ses matches de championnat reportés. Un bouleversement qui demande une vraie réorganisation en vue de la rencontre contre Niort à la fin du mois.

A force de fréquenter les terrains de la région, Sébastien Meyer sait s’accommoder des conditions météorologiques des rudes hivers lorrains. L’entraîneur de Sarreguemines trouve même des avantages à la (très) fraîche météo de ces derniers jours. « Il n’y a pas de neige comme au début du mois de janvier, donc on peut s’entraîner sur notre terrain », apprécie-t-il. Il est vrai que la préparation du 32e de finale de Coupe de France face Reims avait été tronquée par les chutes de neige. Pour s’entraîner dans des conditions décentes, les Faïenciers avaient dû s’exiler dans un complexe de foot en salle à Sarrebruck ou sur un synthétique à Creutzwald.

Mais avec les températures actuelles et des terrains gelés, pas facile de s’entraîner comme si de rien n’était. « C’est sûr qu’on ne fait pas les mêmes séances par - 10 que par 20 degrés , confirme l’entraîneur Sarregueminois. Mais c’est primordial de s’entraîner sur notre terrain. En salle, c’est compliqué de trouver des conditions proches de la réalité. Les efforts ne sont pas les mêmes ». Alors ? « On est dans l’adaptation, la débrouille », relance-t-il. Les séances sont avancées le plus tôt possible en début de soirée, en tenant compte des aléas de chacun : les joueurs qui travaillent et les autres équipes du club qui ont également le droit de s’entraîner.

Aussi, Sébastien Meyer a choisi de diminuer la durée des séances d’entraînement : « de 1h30, on passe à 1h-1h15. Les séances sont plus courtes mais plus intenses. Je fais aussi attention à ne pas laisser les joueurs trop longtemps inactifs entre deux exercices. Il faut qu’ils soient toujours dans l’action pour ne pas attraper froid ».

Le syndrome Granville

Par ce froid glacial, il n’y a pas que les entraînements qui sont tronqués. Le championnat aussi. Depuis sa victoire contre Reims le 7 janvier, Sarreguemines a vu ses deux matches de CFA 2 reportés (Haguenau et Forbach). Et pour l’instant, aucune rencontre de championnat n’est prévue par la Fédération le samedi 28. Une situation qui rappelle de mauvais souvenirs à Sébastien Meyer. L’an dernier, entre le 32e de finale contre Valenciennes et le 16e contre Granville, le SFC n’avait pas joué. Un manque de jus payé cash puisque, sans rythme, Hassan M’Barki et ses coéquipiers avaient manqué leur début de match en Normandie (défaite 3-1).

Pour ne pas souffrir du « syndrome Granville » lors de la réception de Niort (mardi 31 janvier), le coach a pris cette fois les devants. Un match amical contre Épinal avait été prévu pour samedi, avant que les Spinaliens ne décommandent. Finalement, les Sarregueminois ont rencontré Lunéville dimanche en amical sur le synthétique lunévillois. Si la défaite (2-1) est anecdotique, le rythme emmagasiné pourrait bien être bénéfique.

Source : Le Républicain Lorrain
Crédit Photo : Thierry NICOLAS

Commentaires

PAROLES DE COACH

« La victoire contre Pagny valide définitivement notre maintien. Le SFC jouera pour la sixième année consécutive en National 3 et c’est le principal!

L’objectif est atteint et il faut s’en réjouir tant le championnat a été difficile cette année. Quand je vois les équipes qui vont descendre ou se battent encore pour ne pas descendre, il faut le savourer.

Si on m’avait dit lors de la trêve hivernale qu’on aurait été maintenu à une journée de la fin, j’aurais signé des deux mains! Je tiens à féliciter tous les acteurs de ce maintien.

Maintenant on va aller à Mulhouse pour prendre du plaisir et pour finir à la plus haute place possible. Une place dans le top 5 serait magnifique... Et ensuite on pensera à la suite... »

Sébastien MEYER, coach SFC