1 615 714 visites 29 visiteurs

Metin KARAYER : Ses souvenirs contre les équipes de Ligue 2

30 janvier 2017 - 17:12

Le défenseur de Sarreguemines Metin Karayer est, avec Hassan M’Barki et Christophe Miceli, le seul à avoir joué les cinq rencontres de Coupe de France contre des équipes de Ligue 2. Il livre ses souvenirs.

Auxerre : 8e tour 6 décembre 2014

On a payé pour apprendre

Au tour précédent, on s’était qualifié en Guadeloupe. Là-bas, on a vécu des trucs qu’on n’avait jamais vécus. Atteindre le huitième tour, c’était déjà exceptionnel. En rentrant, il y a eu une baisse de régime. Contre Auxerre, c’était surtout une fête avec nos supporters. Mais on n’a pas préparé ce match comme on l’a fait par la suite. On n’avait pas encore l’expérience. On a payé pour apprendre. Sans cette défaite, peut-être qu’on n’aurait pas réussi les exploits qui ont suivi. Sur ce match-là, on a vraiment vu l’écart de niveau entre les deux équipes. »

SFC - Auxerre : 0-4

Dijon : 8ème tour, 5 décembre 2015

« Plus fort que la Guadeloupe »

« Cette victoire est particulière car, pour la majorité des joueurs, c’était une première. Et contre le leader de L2 ! En plus de la satisfaction ou de la joie, cette victoire nous a donné de la confiance. C’était la plus inattendue. C’était encore plus fort que la victoire en Guadeloupe. Là-bas, c’était surtout de l’émotion, car le club n’avait pas vécu de 8e tour depuis un moment. Mais Dijon, c’était magnifique. Devant notre public, nos familles, nos amis, c’était dingue. »

SFC - Dijon : 2-1

Valenciennes : 32èmes de finale, 3 janvier 2016

« La plus maîtrisée »

« La confiance acquise contre Dijon s’est ressentie lors de ce match. On savait qu’on était capable de le refaire. C’était déjà notre troisième match face à une L2, on savait comment elle allait se comporter. À l’époque, Valenciennes n’était pas bien. On a senti qu’ils n’étaient pas en confiance. Parmi nos quatre victoires, c’est sans doute la moins compliquée qu’on a eu à gérer. On a concédé très peu d’occasions. Je ne sais pas si c’est notre plus belle victoire, mais c’est la plus maîtrisée. Forcément, ça rend le succès encore plus agréable. »

SFC - Valenciennes : 1-0

Valenciennes, 8èmes tour, 3 décembre 2016

« On a été très solidaire »

« Quand on a vu le tirage, on s’est dit que ça allait être impossible de refaire l’exploit une deuxième fois. On imaginait Valenciennes venir avec un air revanchard. Parce que, pour un club pro, perdre deux fois de suite contre une équipe amateur, ce n’est pas bien vu. Heureusement, on fait un départ canon en menant rapidement 2-0. Je ne pense pas qu’ils s’y attendaient. Forcément, ça déstabilise. Par la suite, on a été très solidaire. Et Florian (Trimborn) nous a sauvés quelques fois. Quand ils sont revenus à 2-1, on défendait comme on pouvait, on était tous derrière. »

SFC - Valenciennes : 2-1

Reims, 32èmes de finale 7 janvier 2017

« Je l’ai senti perdre les pédales »

« Reims est une équipe qui joue au ballon. Là, le terrain était encore gelé. C’était vraiment un plus pour nous (rires). On n’a pas vu la différence de niveau entre les deux équipes. Les défenseurs centraux étaient obligés d’allonger sur les attaquants. Ce n’est pas leur jeu. J’étais au marquage sur (Gaëtan) Charbonnier. Au fil du match, je l’ai senti s’énerver, perdre les pédales. Il manquait tout ce qu’il faisait. Forcément, cela m’a donné confiance. Mais il ne m’a jamais manqué de respect. Au fil de nos victoires, on a senti du respect chez les adversaires. Ils savaient qu’on avait déjà créé l’exploit et qu’on était capable de le refaire. »

SFC - Reims : 2-1

Source : Le Républicain Lorrain
Crédit photo : Frédéric LAUER

Commentaires

PAROLES DE COACH

La 100ème de mon équipe en CFA2 restera comme une belle journée.

Pour le plus long déplacement de la saison à Prix-lès-Mezieres, équipe qui n'avait perdu qu'à une reprise à domicile et qui venait de battre le leader Schiltigheim, on savait que la tâche serait ardue mais mes garçons, malgré les absences, ont encore une fois fait preuve d'ambitions dans le jeu.

Le terrain difficile n'aura pas empêché mes joueurs d'avoir des intentions offensives.

Même si on a manqué d'équilibre dans le jeu et même si je regrette notre relâchement fâcheux à 0-2, je suis content de la prestation et surtout de la réaction après l'égalisation pirisienne.

On a continué à se créer de nombreuses occasions. Mon groupe vit bien et cela se ressent sur le terrain.

Sébastien MEYER, coach SFC