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Brian BABIT : "Le monde pro est toujours mon objectif"

4 mars 2017 - 11:43

Ancien pro à Dijon (L2), Brian Babit, sans club depuis l’été dernier, a rejoint Sarreguemines cet hiver avec l’objectif de se relancer et retrouver, la saison prochaine, un niveau plus conforme à ses ambitions.

Après six mois d’inactivité, ça doit être un soulagement de retrouver le terrain…
« Oui, c’est sûr. Sept mois sans jouer, c’est long et compliqué. Je m’entraînais à Saint-Avold avec mon frère depuis le début de la saison mais l’entraînement, ce n’est pas comme les matches. »

Comment vous êtes-vous retrouvé sans club il y a six mois ?
« À la fin de mon contrat à Belfort l’été dernier, des clubs de National me voulaient. Mais comme j’avais le statut pro, le règlement exige un minimum salarial. Cela les a un peu rebutés. J’avais d’autres propositions, à des échelons plus bas, mais je ne voulais pas descendre en CFA donc j’ai préféré attendre. »

À quand remontent les premiers contacts avec Sarreguemines ?
« À l’été dernier, mais je n’y ai pas donné suite. En décembre, je me suis blessé lors d’un essai en Allemagne donc je n’ai pas pu en faire d’autres. Mais il fallait absolument que je retrouve un club pour les quatre prochains mois. Rester un an sans jouer, c’est très mal vu. Du coup, quand Sarreguemines m’a recontacté, j’ai accepté. »

On imagine que vous aviez d’autres propositions ?
« Bien sûr. Tous les clubs de la région : Forbach, Pagny, etc. Mais ça ne m’intéressait pas. Pourquoi Sarreguemines ? Je suis en contact avec Seb (Meyer, le coach) depuis un moment et le club joue le haut de tableau. Je n’avais pas envie de jouer le maintien. »

« J’assume mes erreurs »

Est-ce votre dernière chance de retrouver le monde pro ?
« Pas du tout. Je suis encore jeune (23 ans). Beaucoup de joueurs ont percé sur le tard. Le monde pro est toujours mon objectif. Je sais très bien qu’il va me falloir du temps pour revenir mais je suis sur la bonne voie. L’idée, c’est d’être en forme en avril pour faire deux gros derniers mois. C’est là que tout se joue. »

Vous avez signé à Dijon en 2011 et gravi les échelons jusqu’en L2. Pourquoi vous n’avez pas réussi à confirmer là-bas ?
« Après une première bonne saison avec le groupe pro (2013-2014), la suivante, je joue moins, donc je pars à Amiens (National) en prêt. À la fin de mon prêt, le club me propose un contrat de deux ans. Mais je voulais retourner en L2 et montrer que j’avais le niveau. Mais quand je reviens à Dijon, le coach ne compte pas sur moi. Comme je ne joue pas, à la trêve (2015-2016), je résilie mon contrat et pars à Belfort pour jouer la montée en L2. Mais on s’écroule et joue le maintien… J’ai quelques regrets par rapport aux choix que j’ai pris mais sur le coup, ce n’était simple. Avec le recul, je signe tous les jours à Amiens… Mais j’assume mes erreurs. »

Vous vous retrouvez dans la même situation qu’en 2011, quand, non conservé par le FC Metz, vous partez vous relancer avec succès à Saint-Avold.
« Voilà. Je connais cette galère et sais comment m’en sortir. C’est à moi de me donner les moyens de retrouver le monde où j’ai envie d’être. »

Source : Le Républicain Lorrain
Crédit Photo : Fred LAUER

Commentaires

PAROLES DE COACH

« La victoire contre Pagny valide définitivement notre maintien. Le SFC jouera pour la sixième année consécutive en National 3 et c’est le principal!

L’objectif est atteint et il faut s’en réjouir tant le championnat a été difficile cette année. Quand je vois les équipes qui vont descendre ou se battent encore pour ne pas descendre, il faut le savourer.

Si on m’avait dit lors de la trêve hivernale qu’on aurait été maintenu à une journée de la fin, j’aurais signé des deux mains! Je tiens à féliciter tous les acteurs de ce maintien.

Maintenant on va aller à Mulhouse pour prendre du plaisir et pour finir à la plus haute place possible. Une place dans le top 5 serait magnifique... Et ensuite on pensera à la suite... »

Sébastien MEYER, coach SFC