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Coupe de France : un duel d'abonnés

9 septembre 2017 - 08:44

Entre coutumiers de sensations en Coupe, on se respecte. Pour son entrée en lice, le favori Sarreguemines prend très au sérieux l’outsider Morhange, qui rêve de l’envoyer dans les cordes.

À Morhange (R3), on a ri jaune au moment du tirage au sort du 3e tour de la Coupe de France, qui l’oppose à Sarreguemines (N3). « On a l’habitude d’être gâté à ce stade, s’amuse l’entraîneur Thomas Pigeon. On rencontre toujours les cadors. » Thaon, Lunéville, Jarville… En quatre saisons sous ses ordres, toutes les têtes d’affiche du coin sont déjà venues en découdre au stade Georges-Flugel, toujours au 3e round. Exception faite de l’édition 2014-2015 avec un match de gala au cours duquel les Jaunes et Bleus s’étaient frottés à Pagny à la 7e reprise, après avoir mis KO Verdun, alors pensionnaire de Régional 1. Comme un combat McGregor - Mayweather, les Morhangeois avaient épaté malgré la défaite (0-3) en envoyant quelques coups à des Pagnotins qui ne boxaient pas dans la même catégorie.

En accueillant Sarreguemines ce soir, Thomas Pigeon, qui craint de devoir se passer de cadres comme Frau, Armato ou Krasca, ne s’attend à aucune concession. « On ne pourra pas miser sur l’effet de surprise. On sait très bien que Sarreguemines ne nous prendra pas de haut. » Le technicien préfère voir le verre à moitié plein et entretenir l’ivresse dans les tribunes en restant debout le plus longtemps possible. « Ce sera une bonne séance de travail. Maintenant, je ne vais pas vous dire qu’on part perdant sinon autant déclarer forfait ! »

« Comme si c’étaient des pros »

À Sarreguemines, on est resté inflexible quand la boule a indiqué Morhange. Deux fois de rang parmi les 32 derniers en lice, la formation de Sébastien Meyer possède un certain standing qu’elle ne compte pas bafouer. « On sera certainement attendu, abonde Yannick Dekoun. La préparation est d’autant plus sérieuse, comme si on s’apprêtait à rencontrer des pros. »

Cet interlude peut s’avérer propice pour les Sarregueminois, un peu émoussés par un départ intense en championnat, compte tenu de la stature des adversaires. « Je considère que c’est un match tremplin pour renforcer les automatismes et se remettre d’aplomb pour évacuer la frustration du résultat contre Nancy (3-2). » Comme ses coéquipiers, alors qu’Assou et Kowalczyk sont à l’infirmerie, le trentenaire rêve d’ajouter un nouveau glorieux épisode à ses mémoires. « Ce que nous avons vécu, je le raconterai à mes enfants et à mes petits-enfants. Même si cela pompe beaucoup d’énergie, bien sûr qu’on espère le revivre. » L’appétit vient en mangeant et l’ogre sarregueminois doit commencer par digérer son entrée.

Source : Le Républicain Lorrain

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PAROLES DE COACH

" Enfin mes joueurs sont récompensés! Après 6 matches sans victoire (mais avec du contenu), ils ont enfin récolté les trois points. En plus la manière était une fois de plus présente. Je regrette juste le manque de réalisme dans la finition qui nous empêche de tuer le match plus tôt et de gagner le match avec un score un peu plus lourd. Mais je retiens surtout la victoire qui, j'espère, en appellera d'autres... Dans ce championnat illisible avec les matches en retard, nous sommes dans l’obligation de faire une série. Nous avons 15 jours pour récupérer les blessés et préparer la réception de Luneville. "   Sébastien MEYER, coach SFC