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National 3 : Jusqu'à neuf descentes en fin de saison

31 décembre 2017 - 11:48

Combien d’équipes de National 3 descendront en Régional 1 à l’issue de cette saison ? Quatre, cinq… neuf ? Cette question hante les clubs engagés. Explications.

Pour comprendre la lutte pour le maintien en National 3, il faut s’armer d’une feuille, d’un surligneur et d’aspirine. À la mi-saison, la quasi-totalité des clubs engagés peut encore craindre une descente en Régional 1. Seuls le leader, Nancy, et son dauphin, Sarre-Union, paraissent tranquilles même si l’affaire n’est pas encore mathématiquement assurée.

Pourquoi ? En raison de la refonte des championnats entamée l’été dernier. En National 3, une poule équivaut à une région. Celle du Grand Est est composée de 16 équipes, contre 14 pour les autres poules, conséquence du feuilleton amnévillois de l’intersaison. Promu sportivement, le club de l’Orne avait vu sa montée refusée par la DNCG. Il avait été remplacé par Trémery, avant d’obtenir gain de cause et de rejoindre les Trémerois en N3.

Du coup, les quatre derniers du groupe F, au minimum, descendront en Régional 1. Mais ce chiffre pourrait grossir en fonction des clubs du Grand Est relégués de National  2. Théoriquement, il peut donc y avoir jusqu’à neuf descentes en R1 !

«  Aucune équipe peut se permettre de ne pas regarder vers le bas, estime l’entraîneur de Sarreguemines, Sébastien Meyer. J’avais déjà passé un coup de gueule contre les instances à cause des choix qui ont été faits au niveau de la Ligue du Grand Est. C’est hyper injuste et ça fausse un peu le championnat.  »

En N2, Raon-l’Étape et Reims sont, pour l’heure, les seuls clubs du Grand Est englués dans la zone rouge. S’ils ne sont pas rejoints d’ici là par Sedan, Schiltigheim, Épinal ou encore Saint-Louis/Neuweg, il y aura, à la fin de la saison, six relégations du N3 au R1. Une particularité qui se ressent jusque dans le contenu des matches. «  C’est la première fois que je vois des réserves pros mettre l’accent sur le combat plutôt que sur le jeu   », constate Sébastien Meyer.

« Si on se maintient, ce sera un miracle »

Parmi ces équipes réserves, celle du FC Metz vit un championnat délicat. Neuvièmes avec 17 points (autant que le premier relégable), les Grenats gardent à peine la tête hors de l’eau. Pour eux, une descente aurait de lourdes conséquences. «  On ne l’envisage même pas, préfère sourire Denis Schaeffer, directeur du centre de formation messin. On sait très bien que, chaque année, on joue avec une équipe très jeune. Il faut un peu de temps pour s’adapter à un championnat d’adultes. En deuxième partie de saison, ça se passe généralement mieux. Tous les ans, c’est comme ça.  »

Si le FC Metz doit à tout prix éviter la descente, c’est parce qu’il ne pourrait pas aligner de joueurs professionnels en Régional 1, comme l’indique le règlement. «  La priorité, c’est de se maintenir à ce niveau-là, reprend Schaeffer. On saura faire ce qu’il faut. Mais c’est inconcevable et surprenant qu’il y ait autant de descentes.  »

Le club de Trémery, qui sait depuis le début qu’il part de loin, lui, ne se prend pas la tête. «  Ça va lutter pour le maintien du dernier jusqu’au quatrième, souffle l’entraîneur Stéphane Léoni. Pour nous, on sait que ce sera très difficile voire infaisable. On va juste jouer notre chance à fond et se battre comme on peut. On profite de l’instant présent. C’est déjà bien d’avoir montré qu’on pouvait être compétitif à ce niveau. Si on se maintient, ce sera un miracle.  »

Source : Le Républicain Lorrain

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