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Gazon suspect à Sarreguemines ?

28 février 2018 - 12:58

Un reportage intitulé «Gazon suspect» a été diffusé dans l'émission «Envoyé Spécial» (France 2) le jeudi 22 février dernier . Ce reportage met en lumière plusieurs questionnements sur le caractère potentiellement nocif pour la santé des terrains de football en gazon synthétique, essentiellement en raison de l'utilisation de granulats en caoutchouc issus de vieux pneus broyés. Ces « billes », qui proviennent de pneus déchiquetés contiendraient en effet des substances comme du zinc, du plomb, du chrome ainsi que des HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) considérées comme toxiques voire cancérigènes.

Ce n'est pas la première fois que ces questionnements sont posés au cours des derniers mois toutefois les instances fédérales du football et les fabricants de terrains avaient jusqu'ici présenté plusieurs rapports scientifiques démontrant que l'utilisation de ces produits était sans danger pour la santé. Le reportage parvient néanmoins à mettre en lumière certaines lacunes dans ces études et au final le doute semble toujours subsister. 

Situation à Sarreguemines

I. Stade de la Lembach (Neunkirch) :

Le premier terrain synthétique de grand jeu a été installé au stade de la Lembach en 2011. Celui-ci ne contient aucun granulat issu de la filière pneu. A cette époque, les services municipaux avaient eu connaissance des désagréments liés aux odeurs de pneu lors de fortes chaleurs. La proximité du terrain avec les habitations voisines avait amené la ville à étudier des pistes alternatives de remplissage (plus enclines à limiter les problèmes d'odeur) et principalement deux :

Du granulat de pneu encapsulé (sans odeurs et sans poussière de pneu), le pneu déchiqueté est enrobé d'une fine capsule de polyuréthane.
Du granulat issu de la filière caoutchouc produit en usine (granulat thermoplastique)

Bien que plus onéreuse la Ville avait choisi la seconde option (granulat thermoplastique) intégralement sans pneu déchiqueté. Les services municipaux estimaient ne pas avoir suffisamment de recul pour la solution « encapsulée ».

II. Stade des Faïencieries 
En 2014, lors de la construction du stade des faïenciers, les mêmes questions concernant le remplissage se sont posées toutefois le contexte était différent :

Pas de proximité immédiate avec des habitations
Le prix du granulat issu de la filière caoutchouc avait « explosé »
Davantage de recul quant aux propriétés du granulat « encapsulé » qui avait été proposé trois ans plus tôt pour le stade de Neunkirch.
La Ville aurait pu choisir de venir au granulat simple (pneu déchiqueté) toutefois elle n'a pas souhaité choisir l'option de base pourtant utilisée sur la majorité des terrains en France et dans le monde. Compte tenu des éléments de réflexion cités précédemment, la ville a choisi d'opter cette fois-ci pour le produit du type « encapsulé ». Aucun problème d'odeur lié au granulat n'a été constaté depuis la création de ce terrain. Par ailleurs, la formule encapsulée permet de limiter le contact entre le pneu déchiqueté et la peau des joueurs.

III. Stade du Hagwald
Sur la base de l'expérience acquise lors de la construction du stade des faïenciers, la Ville a une nouvelle fois opté pour l'option « encapsulé » (coût supplémentaire de l'« encapsulage » : 55.000 €)

Le Gouvernement a publié un communiqué de presse le jeudi 22 février par lequel il informe avoir saisi l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (ANSES) « sur les éventuels risques liés à l'utilisation des granulats de caoutchouc recyclé notamment dans les terrains de sports synthétiques ». Le rapport est attendu pour la fin juin.
 
Les résultats de ce rapport guideront les choix de la Ville quant aux solutions à appliquer à ses terrains synthétiques, la santé de ses concitoyens étant une priorité.

Source : Ville de Sarreguemines

Commentaires

PAROLES DE COACH

"J’espère que notre saison est lancée grâce à cette victoire à Mulhouse. Plus que la victoire, je suis content du visage qu’a montré mon équipe. De l’organisation, de l’intensité, du jeu, des occasions, de la solidarité, etc, beaucoup d’ingrédients étaient présents dans cette rencontre.

Cela fait plaisir car ça faisait un certain temps que j’attendais de (re)voir mon équipe.
Je regrette toutefois le manque récurrent de réussite devant le but car le score aurait dû être largement plus lourd en notre faveur.
On retient néanmoins le positif en espérant que mon équipe soit DURABLEMENT de retour. Réponse dès ce week-end en Coupe de France"

Sébastien MEYER, coach SFC