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National 3 : Raon-l’Etape veut recréer un courant porteur

16 août 2018 - 17:43

Histoire de se relancer après une cauchemardesque relégation de N2, l’US Raon-l’Etape a pris l’option de tout changer. Avant tout autre chose, l’objectif prioritaire sera de se redonner de l’élan.

Si elle s’attendait probablement à souffrir l’an dernier dans un groupe B de N2 surdimensionné pour ses moyens, l’US Raon-l’Etape ne pensait peut-être pas terminer avec un bilan aussi famélique. Au bout du compte, il n’a été uniquement agrémenté que de deux succès et de 13 minuscules unités.

Il était donc indispensable de repartir sur d’autres bases. Toujours à l’affût pour donner un coup de main quand la maison raonnaise, où il a tout connu, est dans le dur, Farid Touileb va y effectuer un énième retour. Cette fois, il s’est paré de la casquette de manager général avec dans ses bagages Michaël Grand, propulsé au rang de coach.

Les deux compères entendent véhiculer un tout autre état d’esprit, plus en adéquation avec les valeurs qui ont construit la réputation de l’USR. En activant son réseau et en s’appuyant sur sa connaissance du terrain, Farid Touileb a mis à disposition un effectif affichant un potentiel intéressant. Et peut-être susceptible de jouer à terme les premiers rôles.

Une prudence légitime

Néanmoins, ce chambardement incite à la prudence au moment d’évoquer l’exercice qui attend le club de la Porte des Vosges en N3, même si certains n’hésiteront pas à en faire l’un des prétendants au titre et à la montée : « On se doute que l’on sera attendu. Il n’y a pas d’objectif précis pour le moment même si on est satisfait de la préparation et de l’investissement des joueurs. On va déjà essayer d’avoir l’équipe la plus compétitive et la plus régulière possible. On verra au fur et à mesure du temps ce que l’on visera. On sait aussi par expérience que ce championnat est très dur », analyse Michaël Grand.

Sa formation aura tout de même des arguments à faire valoir. Par exemple, sur le plan offensif où des éléments comme les Merbah, Hassidou ou Duminy présentent des états de service éloquents à ce niveau : « Forcément, on veut voir Raon marquer des buts vu cette force de frappe. On doit réussir à trouver un équilibre. On sait aussi que les équipes qui sont devant au classement sont souvent celles qui prennent le moins de buts. On a encore pas mal de travail à faire », rétorque Michaël Grand. Le scénario de l’ultime match de rodage gagné (4-3) samedi contre Sarrebourg (R1) donne un crédit supplémentaire à ses propos.

L’autre paramètre à ne pas négliger, c’est l’obligation de ne pas aligner plus de six mutés : « On n’a pas de blessés pour le moment et tout le monde est opérationnel. C’est un choix de riches. On a voulu aussi avoir un groupe élargi en préparation avec une trentaine de joueurs car on sait que l’on aura besoin de tout le monde », se projette Michaël Grand.

C’est bien l’une de ses seules certitudes.

Source : Vosges Matin

Commentaires

PAROLES DE COACH

« Comme je l’avais annoncé toute la semaine à mes joueurs, nous sommes tombés sur une très bonne équipe d’Achen qui nous a posé des problèmes. J’ai longtemps hésité à laisser des garçons au repos (Wengert, Adebayo, Coignard, Dekoun, Mohammed, Steininger plus M’Barki sur le banc), mais j’ai confiance en l’ensemble de mon groupe et notamment en certains joueurs qui avaient eu moins de temps de jeu en N3 depuis le début de saison.

Même si je n’ai pas apprécié la prestation d’ensemble dans le contenu, l’expérience que j’ai de la Coupe de France me dit que le plus important dans cette compétition est d’être dans le chapeau au tour suivant. Nous sommes souvent passés par des trous de souris avant de faire des exploits. Il faut faire preuve d’humilité dans cette compétition, car les petites équipes n’existent pas. Nous sommes bien placés pour en parler.Bravo à l’équipe d’Achen qui devrait jouer au niveau supérieur l’an prochain si elle répète ce type de prestation.

Enfin, L’ensemble du club souhaite dédier la qualification à Freddy, notre cuistot, qui nous a quittés dans la nuit de vendredi à samedi, quelques heures seulement après avoir régalé une quarantaine de convives au stade de la Blies. On ne t’oubliera pas Freddy! Merci pour tout... »

Sébastien MEYER, coach SFC