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Régional 1 : Jahier, l'atout expérience de la réserve du FC Metz

7 septembre 2018 - 18:21

Julien Jahier, 38 ans en novembre, était parti pour raccrocher les crampons en fin de saison dernière. Mais le buteur, pompier dans le civil, continue sa belle et atypique carrière avec la réserve du FC Metz !

Julien Jahier a pris un sacré coup de vieux à la reprise de l’entraînement, en juillet avec la réserve du FC Metz. Pourquoi ? Le milieu de terrain Milan Robin, un de ses tout jeunes coéquipiers, est venu lui dire : « Eh Julien, tu as joué avec mes deux tontons à Épinal. Tu as joué contre mon père ! »

L’ancien meilleur buteur du championnat du Luxembourg, 38 ans en novembre, évolue avec des stagiaires du centre de formation grenat. Ils auraient l’âge d’être ses enfants… C’est justement pour tenir ce rôle de guide, de « grand frère bien plus vieux », que Julien Jahier a été recruté par les Messins, alors qu’il était parti pour raccrocher les crampons après une ultime saison au Racing Luxembourg, en 2017-2018.

« J’ai passé cinq années géniales en D1 luxembourgeoise, deux à Dudelange puis trois au Racing », raconte-t-il. « J’ai terminé deux fois meilleur buteur du championnat. J’ai aussi eu la chance de disputer le tour préliminaire de la Ligue des champions avec Dudelange, et j’ai achevé mon aventure au Racing en inscrivant le tir au but de la
victoire en finale de la coupe nationale, au printemps dernier. Je pensais vraiment arrêter ma carrière en juin, lorsqu’il y a eu cette proposition aussi belle qu’inattendue de la part du FC Metz ».

Le nouvel entraîneur de la réserve messine, Grégory Proment, lui a demandé de le rejoindre dans un rôle quelque peu inédit d’attaquant-membre du staff : « Je suis d’abord là pour jouer, mais aussi pour accompagner le coach, pour apporter mon expérience dans un groupe très juvénile. »

Bientôt entraîneur ?

Julien Jahier est un produit du foot toulois. Mais s’est exilé en Moselle. « J’habite à Metz et j’exerce mon métier de pompier à Longwy. J’avais pris une disponibilité lors de ma saison à Rouen, où on s’était vu refuser la montée en L2, et lors de mon passage à Dudelange. Mais depuis, je cumule de nouveau le football et mon travail de pompier. »
Il lui faut du courage et un amour infini du ballon rond pour filer à l’entraînement après une garde de nuit à la caserne… « Sans beaucoup de sommeil », évidemment.

Mais le jeu en vaut vraiment la chandelle : « C’est une grande fierté et beaucoup d’émotion de jouer avec le maillot grenat sur les épaules. C’est aussi une expérience très enrichissante, ça va me servir pour la carrière d’entraîneur que je souhaite réaliser par la suite. »

En plus, le pompier montre l’exemple aux plus jeunes pendant les matches. À l’occasion de la victoire 3-0 de la réserve messine contre Boulay, Julien Jahier a signé un doublé et une passe décisive. « Les années passent mais j’ai un avantage : je n’ai jamais joué sur ma vitesse. J’ai d’autres qualités qui s’usent moins avec le temps. » Le sens du but, c’est même éternel.

Source : Le Républicain Lorrain

Commentaires

PAROLES DE COACH

« Comme je l’avais annoncé toute la semaine à mes joueurs, nous sommes tombés sur une très bonne équipe d’Achen qui nous a posé des problèmes. J’ai longtemps hésité à laisser des garçons au repos (Wengert, Adebayo, Coignard, Dekoun, Mohammed, Steininger plus M’Barki sur le banc), mais j’ai confiance en l’ensemble de mon groupe et notamment en certains joueurs qui avaient eu moins de temps de jeu en N3 depuis le début de saison.

Même si je n’ai pas apprécié la prestation d’ensemble dans le contenu, l’expérience que j’ai de la Coupe de France me dit que le plus important dans cette compétition est d’être dans le chapeau au tour suivant. Nous sommes souvent passés par des trous de souris avant de faire des exploits. Il faut faire preuve d’humilité dans cette compétition, car les petites équipes n’existent pas. Nous sommes bien placés pour en parler.Bravo à l’équipe d’Achen qui devrait jouer au niveau supérieur l’an prochain si elle répète ce type de prestation.

Enfin, L’ensemble du club souhaite dédier la qualification à Freddy, notre cuistot, qui nous a quittés dans la nuit de vendredi à samedi, quelques heures seulement après avoir régalé une quarantaine de convives au stade de la Blies. On ne t’oubliera pas Freddy! Merci pour tout... »

Sébastien MEYER, coach SFC