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National 3 : Sarreguemines, la belle endormie

8 septembre 2018 - 12:22

Quatre matches, aucune victoire, un nul et trois défaites. Sarreguemines a soumis ses suiveurs au régime sec en ce début de saison. « Je n’avais jamais vécu ça », reconnaît Hassan M’Barki, en capitaine « inquiet ». Et le déplacement à Mulhouse, ce samedi, chez un adversaire qui aimerait avoir des résultats plus conformes à ses moyens, pourrait ne pas arranger les affaires des Faïenciers…

Il faudra pourtant régler le réveil car l’urgence se dessine doucement pour la lanterne rouge de National 3. Sébastien Meyer a bien tenté de provoquer un électrochoc ( lire par ailleurs ), mais l’entraîneur ne peut pas non plus rechausser les crampons… « De toute façon, c’est à nous de nous réveiller », tranche Hassan M’Barki. « Ce qui arrive n’est pas de la faute du staff ni du club, mais des joueurs. Alors on va arrêter de parler et se bouger le c... »

M’Barki : « Marquer plus »

Comment en sont-ils arrivés là ? « On n’était pas aussi prêt physiquement que l’année dernière », avance le capitaine. « Des joueurs sont revenus tardivement, d’autres viennent d’arriver, il y a eu des blessures… Il faut que la mayonnaise prenne et ça ne se fait pas du jour au lendemain. Offensivement, on n’a vraiment pas de chance non plus. » Une référence notamment à ce match à Amnéville perdu in extremis… « À 1-1, je rate un penalty et on a encore deux grosses occasions derrière qui ne rentrent pas. »

Son entraîneur confirme : « Sur nos quatre premiers matches, on aurait dû prendre entre sept et neuf points. » De l’avis général, seule la claque reçue à Sarre-Union (4-1) est vraiment méritée. « Aucune excuse », entérine le capitaine. « On est complètement passé à côté », prolonge Sébastien Meyer.

Aujourd’hui, il manque toujours Assou (blessé) et Simpara (non-qualifié), mais le groupe, au moins, s’entraîne presque au complet. Et les automatismes vont bien finir par se créer car le SFC dispose de vrais joueurs de ballon. À l’image de la recrue Jean-Baptiste Steininger qui devait améliorer le quotidien des Faïenciers. « Le premier but de la saison vient d’un une-deux entre lui et moi », rappelle M’Barki. « Franchement, on peut se régaler tous les deux, mais comme on a moins d’attaquants que l’année dernière, je suis plus isolé, je dois faire plus d’efforts et je perds en lucidité. Alors que je devrais marquer plus pour aider l’équipe… »

L’occasion lui sera donnée à Mulhouse pour chasser les mauvaises ondes et réveiller la belle endormie. « Gagner là-bas serait un gros coup », dit son coach. Et une vraie respiration dans ce début d’exercice étouffant.

Source : Le Républicain Lorrain

Commentaires

PAROLES DE COACH

« Comme je l’avais annoncé toute la semaine à mes joueurs, nous sommes tombés sur une très bonne équipe d’Achen qui nous a posé des problèmes. J’ai longtemps hésité à laisser des garçons au repos (Wengert, Adebayo, Coignard, Dekoun, Mohammed, Steininger plus M’Barki sur le banc), mais j’ai confiance en l’ensemble de mon groupe et notamment en certains joueurs qui avaient eu moins de temps de jeu en N3 depuis le début de saison.

Même si je n’ai pas apprécié la prestation d’ensemble dans le contenu, l’expérience que j’ai de la Coupe de France me dit que le plus important dans cette compétition est d’être dans le chapeau au tour suivant. Nous sommes souvent passés par des trous de souris avant de faire des exploits. Il faut faire preuve d’humilité dans cette compétition, car les petites équipes n’existent pas. Nous sommes bien placés pour en parler.Bravo à l’équipe d’Achen qui devrait jouer au niveau supérieur l’an prochain si elle répète ce type de prestation.

Enfin, L’ensemble du club souhaite dédier la qualification à Freddy, notre cuistot, qui nous a quittés dans la nuit de vendredi à samedi, quelques heures seulement après avoir régalé une quarantaine de convives au stade de la Blies. On ne t’oubliera pas Freddy! Merci pour tout... »

Sébastien MEYER, coach SFC