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Sébastien MEYER élu entraîneur de l'année

27 janvier 2017 - 12:42

Le sondage mené sur le site du Républicain Lorrain pour le titre d’entraîneur de l’année a consacré Sébastien Meyer, le coach de Sarreguemines, ce club de CFA 2 qui a boulotté quatre équipes de L2 en Coupe de France.

Ce n’est pas un plébiscite, mais la tendance est très nette. Avec un tiers des voix (33 %) parmi quelque 1900 votants, Sébastien Meyer a devancé Olivier Krumbholz (22 %), Stéphane Léoni (9 %) et Emmanuel Mayonnade (8 %) pour le titre d’entraîneur de l’année. Soit un vice-champion olympique de handball qui a relancé des Bleues déboussolées, un champion d’automne inattendu de DH avec Trémery et l’autre patron français du hand féminin, version club.

La performance de cet entraîneur ? La constance de Sarreguemines dans les premiers rôles de CFA 2 et l’élimination de quatre clubs de Ligue 2 (Valenciennes deux fois, Dijon et Reims) en Coupe de France, en deux campagnes d’affilée. Série en cours, Niort arrive à la Blies… Mais il faut aussi chercher la femme derrière la consécration. Jennifer, sa moitié, a initié un gros lobbying sur les réseaux sociaux pour stimuler l’élection de son homme.

Le coup de main n’enlève pas le mérite. Ce que réalise ce garçon avec les Faïenciers, depuis son arrivée en 2012, relève bien de l’exploit. Valenciennes, piégé une fois, a tendu l’autre joue contre l’équipe de Meyer. Dijon et Reims étaient leaders de L2 lorsqu’ils ont mordu la poussière à la Blies. Et cette deuxième apparition consécutive en 16e de finale de la Coupe est rare pour un club de ce niveau.

Elle récompense « un travailleur acharné , explique son président Christophe Marie. Si les joueurs accomplissent 50 % du travail sur le terrain, Seb assure les 50 % restants en amont. Il décortique les vidéos dans le moindre détail, avec beaucoup de minutie. Je ne lui reconnaîtrais qu’un seul défaut. Quand j’appelle mes entraîneurs, ils me répondent dans la minute. Lui, c’est dans le mois. Quand monsieur veut bien répondre… »

Le « Guy Roux » du SFC

Gêné aux entournures, l’humilité chatouillée par l’invitation à se décrire, l’intéressé se dit simplement « passionné ». « Je suis un jusqu’au-boutiste », ajoute ce professeur agrégé d’EPS de 34 ans, très créatif dans ses séances. Parce qu’il « déteste la routine ». Et parce que « c’est une vocation ». Cet ancien arrière gauche ou milieu défensif à Marienau, club si cher à son papa disparu, entraîne, en effet, « depuis (ses) 14 ans ».

Meyer a aussi officié à Forbach, avant d’« être la roue de secours » du SFC, envoie-t-il à l’adresse de son président complice. « Il dit qu’on l’a pris par défaut, mais il était le meilleur sur la ligne d’arrivée , sourit Christophe Marie. J’étais en contact avec Jean-Philippe Dehon et Christophe Walter, cela n’a pu se faire. Seb était le dernier candidat en lice mais, après un sondage dans le vestiaire, les joueurs l’avaient plébiscité… »

Sarreguemines tenait son « Guy Roux », un éternel intranquille, gagneur et pointilleux. Qui demande aux journalistes de suivre ses matches « a vec deux sucres dans la poche car ça porte bonheur ». Qui fédère une poignée d’historiques (Miceli, Karayer, M’Barki…) « restés fidèles » à l’homme et au projet, expliquait le gardien Florian Trimborn. « Et, raille encore le président , qui t’annonce un maintien compliqué sur la dernière journée pour finir 3e ». L’entraîneur de l’année est aussi un personnage.

Source : Le Républicain Lorrain
Crédit photo : Frédéric LAUER

Commentaires

PAROLES DE COACH

« La qualification à Forbach est la seule chose à retenir de ce week-end. Nous aurions préféré proposer plus de spectacle, j’aurais préféré voir mon équipe prendre plus de risques dans le jeu, mais la Coupe de France est une compétition qui prend de plus en plus d’importance et toutes les équipes jouent avec la peur de se faire éliminer.

Jouer c’est bien, gagner c’est mieux! Souvenons-nous de l’élimination face à Biesheim l’an dernier au 6ème tour où nous avions été éliminés par une équipe qui n’était pas venu faire le spectacle. Ils nous avaient laissé le ballon et s’étaient contentés de nous contrer pour nous éliminer. Donc j’avoue que je me satisfais de cette qualification, fut-elle peu spectaculaire.

Après j’ai apprécié voir mon équipe solide défensivement puisque c’est ce sur quoi j’ai travaillé toute la semaine avec mon équipe pour préparer la suite de la saison. Il faut donc savourer le fait d’atteindre ce 6ème tour pour la 5ème année consécutive!

Quand je vois 29 équipes de National 3 éliminées encore ce week-end (dont une bonne dizaine par des équipes hiérarchiquement inférieures), je me dis qu’il ne faut pas faire la fine bouche et apprécier la qualification. De nombreuses équipes de notre groupe aimeraient être à notre place. Maintenant place à 3 rencontres difficiles face à trois réserves professionnelles! »

Sébastien MEYER; coach SFC