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Christophe MICELI revient sur son départ et évoque son avenir

2 juin 2017 - 19:05

SFC : Tu as joué pour le SFC ton dernier match samedi dernier après 7 années passées au club. Quels sentiments prédominaient à la fin de la rencontre ?
Christophe MICELI : « À la fin de la rencontre j'ai ressenti un mélange de sentiments je suis passé de la joie à la fierté, mais j'avais également une grosse boule au ventre en sachant que c'était mon dernier avec mes potes… »

SFC : Tu as donc décidé d'arrêter l'aventure SFC, peux-tu nous en donner les raisons ?
CM : « J'ai décidé d'arrêter pour plusieurs raisons. Je pense que c'est le bon moment j'arrive à un âge où mes articulations m’envoient des signaux que je ne peux pas ignorer, l'envie de passer plus de temps avec ma famille... mais aussi le fait que mes performances deviennent moins abouties ! »

SFC : Petit Flashback : peux-tu nous raconter les coulisses de ton arrivée au SFC (ASF93 à l’époque) ?
CM : « Je suis arrivé à Sarreguemines un peu par hasard j'étais à Forbach à ce moment nous venions de finir champion de DH et à cette période de ma vie la CFA 2 ne me correspondait pas, donc par l'intermédiaire d’Osman j'ai fait la rencontre de l'entraîneur et me voilà sept ans plus tard . »

SFC : Certains parlent de retraite sportive, d'autres de départ dans un autre club ... Quel sera l'avenir de Christophe MICELI la saison prochaine ?
CM : « La saison prochaine il est sûre que l'on me retrouvera sur les terrains de football. Le foot fait partie de ma vie depuis mon plus jeune âge donc je pense que j'arrêterai seulement le jour ou mon corps me dira stop « 

SFC : Pourquoi dans ce cas ne pas être resté au club pour donner un coup de main à l'équipe B (DH) ou à l'équipe C (1ère division) et apporter ton expérience aux plus jeunes ?
CM : « Je fais le choix de ne pas rester au club la saison prochaine, c'est simplement le fait que j'ai encore envie de découvrir d'autres clubs, de nouvelles ambiances, de nouvelles amitiés. Après je pense aussi qu'au sein du SFC il y a un staff et de très bons joueurs d'expérience qui pourront aider les plus jeunes à toquer aux portes de la CFA 2 au plus vite. »

SFC : Selon toi, que manque-t-il au SFC pour franchir un nouvel échelon ?
CM : « Je pense qu'il ne manque pas grand-chose, je dirais un brin de réussite et travailler sur notre point faible l'irrégularité. Je pense que très bientôt le club passera un palier et sera récompensé de tous ses efforts. »

Sa boîte à souvenirs 

 Un match
« Pour l’atmosphère, l’ambiance et tout ce qui se passait autour du match, c’est notre victoire en Guadeloupe en novembre 2014 (contre Le Moule au 7e tour de Coupe de France, 1-1, 4 tirs au but à 3). C’est mon plus beau souvenir. C’était particulier, on était loin de chez nous, il y avait tout une ville contre nous et on était mené jusqu’à la 80e minute. C’était encore plus fort que notre victoire contre Dijon au tour suivant. »

Un but
« Je ne suis pas un grand buteur, plus un passeur. Et il y a une passe qui me fait particulièrement plaisir. C’était en Coupe de France contre Raon-l’Etape, déjà en 2014 (6e tour). On était mené 2-0 à dix minutes de la fin et on gagne 3-2. Sur le troisième but, je fais la passe à Thierry Hassli. Cette passe, elle valait un but. »

Une saison
« La saison 2015-2016. On finit troisième de CFA 2, on va en 16e de Coupe de France, on y bat nos premières L2 (Dijon puis Valenciennes). Au niveau de la maturité, de la régularité, c’est ma saison la plus complète. Cette année, c’est plus compliqué. C’est ce qui me pousse à arrêter. Je commence à me faire vieux, mes articulations me le rappellent tous les matins (rires). »

Un entraîneur
« Forcément, Sébastien Meyer. J’ai commencé à jouer en seniors à 17 ans, j’arrête à 34 et mes plus belles années, ce sont les dernières. Sébastien y est pour beaucoup. Je l’ai eu sur le tard mais il a su me redonner l’envie d’apprendre, il m’a fait progresser. »

Un adversaire
« Saïd Idazza. Avant de jouer avec lui l’an dernier, je l’avais affronté de nombreuses fois, quand il était à Sarre-Union. Il m’a toujours impressionné. Il apporte un plus à son équipe, dans le sérieux, le professionnalisme. Et sur le terrain, il est capable de faire de grandes choses. »

Un coéquipier
« Mon coup de cœur footballistique, c’est Manuel Cerratti. Il jouait avec nous l’an dernier. On était très complémentaire. Il était milieu défensif, moi milieu offensif et je savais que lorsque je faisais une erreur, il était là pour la réparer. C’est un mec que j’apprécie, autant humainement que footballistiquement. »

Une anecdote
« En Guadeloupe, avant le match, le coach nous avait demandé de ne pas faire les cons. Mais dans son dos, on s’est laissé aller… (sourire) Un soir, on est parti sur la plage, on avait acheté quelques bières et on s’est fait un apéro en cachette. Mais Sébastien est venu nous rendre visite. On avait bien jeté nos bouteilles à la mer, mais comme il est resté un petit moment, la mer les a recrachées. Il nous a fait la morale. »

Un discours
« Celui de Seb en Guadeloupe, à la mi-temps, lorsqu’on perdait 1-0. Il a tenu des propos qui m’ont donné des frissons. Il m’a donné l’envie de faire deux fois plus pour ne pas repartir bredouille. Même si on était à 3 000 km de la maison, il nous a dit de jouer comme si on était chez nous, devant notre famille. En dédramatisant la situation, il nous a redonné confiance. »

Un regret
« Ne pas avoir été pro. Je suis fier de ma carrière, j’ai joué jusqu’en CFA, mais j’aurais aimé jouer plus haut. Malheureusement, l’opportunité ne s’est jamais présentée. »

Source : Le Républicain Lorrain

Commentaires

PAROLES DE COACH

"La victoire de Troyes est prise comme une récompense. Après trois matches nuls consécutifs et quelques partitions de plus en plus convaincantes, il nous manquait une victoire pour prendre de la confiance.

C’est chose faite après ce match globalement maîtrisé. J’ai préféré la deuxième mi-temps à la première, mais nous avons été cohérents malgré un adversaire invaincu depuis le début de la saison. Cette victoire fait du bien au moral avant de nous attaquer à un Everest...

A ce titre, je lance un appel à toutes les personnes qui croient en l’exploit. Sur les quatre dernières années, nous avons réussi quelques exploits sans avoir été véritablement « supporté » au sens vocal du terme.

Face à des clubs professionnels qui étaient soutenu par une cinquantaine de supporters, cela n’était pas trop pénalisant. Mais ce week-end, près de 300 supporters messins sont attendus pour supporter leur équipe.

Ainsi, J’espère vraiment que les supporters sarregueminois sauront se faire entendre, car il serait dommage pour mes joueurs d’avoir l’impression de jouer à l’extérieur...."

Sébastien MEYER, coach SFC