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National 3 : Le SFC doit redresser la barre !

30 septembre 2017 - 10:53

Avec seulement 4 points en 5 matchs, le Sarreguemines Football-club effectue son plus mauvais début de championnat en N3.

Avec trois réserves professionnelles et le favori Mulhouse au menu, Christophe Marie, le président du Sarreguemines Football-club, avait formulé un vœu : totaliser six points voire plus sur les douze mis en jeu. La moitié du chemin a été réalisée après la victoire face aux Mulhousiens. Mais à Strasbourg B, l’équipe a été dans un jour sans et s’est inclinée 3-0. « On en prenait dix, c’était pareil, se désole le dirigeant. Cappa nous sauve la mise dans au moins sept face-à-face. »

Contre le FC Metz B, nouvelle contre-performance. Alors que la victoire leur souriait au terme d’une partie maîtrisée, les Faïenciers ont été rattrapés à la 87e. « On avait le 2-0 au bout des pieds avant de recevoir ce coup de poignard. » A Nancy B, dans un bon match, le SFC tient le nul (2-2), « mais on subit à partir de la 80e , on recule, on cède et on perd 3-2 ». Ne totalisant que 4 points, le club devait l’emporter contre Epernay. Hélas, empruntée, sans combativité, sans esprit du collectif, Sarreguemines s’est inclinée (0-1). Conséquence : le club pointe après cinq matchs à la 12e place… sur 16. Et un match d’avance sur trois poursuivants qui sont à 3 pts. La sonnette d’alarme est tirée.

Des joueurs pas à leur niveau

Pour Christophe Marie, peu disert d’ordinaire, les explications sont multiples. D’abord, le mauvais calendrier du début de saison. « En 15 jours, on nous colle trois réserves pros et Mulhouse qui descend de National. C’est-à-dire qu’on joue les quatre cadors du groupe. A la décharge du groupe, cette séquence intervient après six semaines intensives de préparation qui doivent normalement produire leurs effets entre septembre et fin décembre. »

Ensuite, force est de constater que plusieurs joueurs, notamment des cadres, ne sont pas à leur niveau. « Ni physiquement, ni mentalement , regrette le président. Alors qu’on a un potentiel d’ensemble supérieur en qualité à celui de l’an dernier. Ils savent qu’ils ne sont pas à la hauteur des attentes du staff et des dirigeants. »

Si l’équipe a été remaniée avec de bons renforts, elle a dû faire face à de nombreux blessés : Babit, Coignard, Kowalczyk et maintenant Assou, l’une des principales satisfactions depuis son arrivée avec Cappa dans les buts ou Ruiz au milieu du terrain. Enfin, le manque de chance a fait le reste.

Réagir d’urgence

C’est donc une véritable opération commando à laquelle doivent se livrer les joueurs. Sur le papier, le SFC dispose des talents individuels pour renverser la vapeur. Face au danger, une prise de conscience collective doit s’opérer. Une révolte intérieure qui doit se concrétiser sur le terrain dès ce samedi à Lunéville qui pointe en haut du tableau. Tout en sachant que Troyes déposera sa carte de visite à la Blies après le 5e tour de Coupe de France à Devant-les-Ponts. Pour augmenter ses chances de réussite, le club a procédé à deux recrutements supplémentaires : celui de Joao Teixera, un milieu offensif formé au FC Metz et libéré par Sarre-Union, et Mehdi Ouaddah, un attaquant.

Come on SFC !

Source : Le Républicain Lorrain

Commentaires

PAROLES DE COACH

"Nous avons encore vécu un week-end frustrant... A Strasbourg, chez un leader renforcé par de nombreux professionnels, mes joueurs en manque de confiance ont appliqué le plan de jeu avec beaucoup de valeurs. Ils ont posé beaucoup de problèmes à notre adversaire, meilleure attaque du groupe.

Même si je pense qu'on aurait pu mieux utiliser le ballon, notamment en 1ère période, on a eu le mérite de mener au score... Si la possession était strasbourgeoise, les occasions étaient plutôt faïencières, surtout en seconde période...

Mais comme souvent, cette saison, nous n'avons pas su profiter de notre avantage au score... La faute à une erreur d'arbitrage flagrante qui a permis à notre adversaire d'obtenir un coup-franc inexistant et à ma défense qui n'a pas suivi ce même coup-franc chanceux... C'est rageant, car nos prestations ne sont pas récompensées....

Ensuite, j'espère juste que les décisions arbitrales vont commencer à s'équilibrer, car je compte à quatre, le nombre de matches où ces mêmes décisions nous coûtent des points. Je ne suis pas en colère, j'essaye de rester lucide et objectif. Si nous sommes avant-derniers, c'est que nous avons été mauvais lors de certains matches (match à Sarre-Union, par exemple), mais aussi parce que certaines décisions importantes nous ont pénalisés (Raon, Agglo troyenne, etc.)"

Sébastien MEYER, coach SFC