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National 3 : la thérapie de groupe

14 octobre 2017 - 13:29

Dans une mauvaise passe en championnat, les Sarregueminois ont fait leur autocritique et écrasé Devant-les-Ponts, dimanche dernier en Coupe de France (7-0). Une confirmation est attendue ce samedi contre Troyes.

La semaine dernière, Sarreguemines a fait le métier en Coupe de France à Devant-les-Ponts. Une victoire 7-0, nette et sans bavure. Heureusement, sinon le SFC n’avait plus de président. Aux commentaires du match à Lunéville (0-1) pour Mozaik TV la semaine précédente, Christophe Marie, vexé et déçu par la quatrième défaite en six matches de championnat, la 14e place au classement et la pauvreté du jeu fourni par ses troupes, avait mis sa place en jeu : « Si on ne gagne pas à Devant-les-Ponts, je démissionne », tonnait-il à l’antenne.

Un coup de sang qui n’aura pas duré bien longtemps puisque dès le lendemain, il convoquait trois de ses cadres, Hassan M’Barki, Mouhamadou Barry et Yannick Dekoun « pour une explication de texte ». « On s’est concerté en se disant qu’on n’était pas bon , reprend le président. Tout le monde était conscient de la situation, surtout les joueurs. On a trouvé les mots, mis le doigt où ça fait mal et fait notre autocritique. »

« Depuis dix jours plus de sérieux »

« On s’est remis en question car ce n’est pas dans la nature du club d’avoir ce genre de performance , embraye Yannick Dekoun. La question, c’était pourquoi ? Pourquoi ces défaites ? Pourquoi ce manque d’envie ? » Outre des blessés à la pelle et un calendrier démentiel, qui lui a opposé, en une semaine, les réserves de Strasbourg, Metz, Nancy, « Sarreguemines n’a pas mis les bons ingrédients dans ce début de saison », estime Sébastien Meyer.

« On sort de deux saisons très positives et on a très mal abordé celle-ci , poursuit l’entraîneur. Les garçons se sont dit qu’on allait garder la même dynamique, que le championnat allait être le même, alors que non. » Avec la réforme de la Fédération, le groupe de National 3 est bien plus dense que celui de CFA 2 de l’an dernier. Avec seize équipes au lieu de quatorze, il devrait y avoir cinq ou six descentes, voire plus. Tout le monde joue donc pour se sauver. Ce qui modifie considérablement le contenu des rencontres. « Les matches se jouent au talent, mais pas que , confirme Meyer. Aujourd’hui, Lunéville est premier sans vraiment proposer de jeu. Mais c’est une équipe disciplinée, capable de souffrir. Nous, on a plus de talent mais pas ces valeurs pour faire basculer les matches. »

Depuis deux semaines et la déconvenue lunévilloise, les Sarregueminois ont mis les bouchées doubles à l’entraînement pour travailler là-dessus. « On a été un peu secoué et on a fait passer le message au groupe. Ça fait dix jours qu’on ressent un peu plus de sérieux », confirme Dekoun. Devant-les-Ponts en a fait les frais. Une confirmation est attendue contre Troyes, ce samedi.

Source : Le Républicain Lorrain

Crédit Photo : Jean-François MAJCHER (RL)

Commentaires

PAROLES DE COACH

« A Schiltigheim, en coupe du Grand-Est, nous avons fait notre plus mauvais match de la saison dans le contenu (avec celui à Sarre-Union). Nous avons eu la possession du ballon mais nous n’avons pas su mettre en place notre jeu par manque de rigueur tactique et d’intensité.

Notre adversaire a fait un bon match et aurait même pu marquer plus de buts avec plus de réalisme. Je tiens d’ailleurs à les féliciter! La seule chose positive, c’est que nous avons su réagir (certes de façon trop désorganisée à mon goût!) à 0-2. Nos vingt dernières minutes ont été un peu meilleures et nous avons le mérite d’égaliser.Bravo à Guillaume et à nos tireurs qui nous permettent de nous qualifier et de poursuivre notre série d’invincibilité qui court depuis le 22 septembre.

Plus qu’un gros match à Saint-Louis avant une période de repos bien méritée! »

Sébastien MEYER, coach SFC