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Seydou SIMPARA : "Je me sens bien ici"

10 mars 2018 - 11:13

Avant le déplacement ce samedi à Troyes, l’attaquant sarregueminois Seydou Simpara revient sur son parcours et évoque les difficultés de son équipe en National 3.

Républicain Lorrain : Depuis votre départ du FC Metz durant l’été 2011, vous avez pas mal bourlingué. Pourquoi ?
Seysou SIMPARA :« À la base, je voulais aller jouer plus haut mais je n’ai trouvé personne pour m’aider. Je n’ai pas trouvé le bon agent pour y parvenir. Dans un premier temps, j’ai donc rebondi en CFA avec Sarre-Union. J’ai failli signer professionnel en Égypte. Un contrat de cinq années m’attendait dans le club de d’Al-Masry en première division mais je suis rentré au bout de trois mois à cause de la guerre dans le pays. »

RL : À Metz, vous avez tutoyé le monde professionnel. Qu’est-ce qui vous a manqué pour le rejoindre ? 
SS : « Vraiment pas grand-chose. Dans les catégories jeunes, j’ai toujours joué du début jusqu’à la fin. Je ne suis pas passé professionnel car mon club formateur au Mali demandait trop d’argent au FC Metz. Le club messin a estimé que j’étais trop cher. J’ai eu beaucoup de mal à digérer. À ce moment, j’étais dégoûté du foot, je voulais rentrer dans mon pays. Aujourd’hui encore, j’ai beaucoup de regrets à propos de cet épisode. »

RL : Imaginez-vous encore un avenir dans un club pro ?
SS : « Tant que j’ai la santé, je continuerai à y croire. J’attends et peut-être qu’un jour, cela viendra. Certains joueurs sont passés pros à 27 ou 28 ans, alors pourquoi pas moi ? Je me bats tous les jours pour décrocher un contrat dans le milieu professionnel. »

RL : Après des passages à Forbach puis à Pagny-sur-Moselle, vous rejoignez Sarreguemines fin 2016. Vous avez désormais envie de vous poser ?
SS : « Franchement, je me sens bien ici. Cela faisait un moment que le directeur sportif du club (Dan Lambert) me voulait. Mais à l’époque, j’étais à Forbach. Je ne me voyais donc pas rejoindre le club voisin surtout que le président Da Soler était comme un deuxième père pour moi. Finalement, lorsqu’il a arrêté la présidence, je n’ai pas hésité à m’engager à Sarreguemines. Ici, on compte sur moi et c’est aussi pour ça que je suis resté malgré plusieurs sollicitations l’été dernier. »

« Je me dois de faire mieux »

RL : Le club vit une saison compliquée puisqu’il lutte en bas de tableau. Comment l’expliquez-vous ?
SS : « Les années se suivent et ne se ressemblent pas. Ce n’est pas la faute du coach ni des joueurs. Parfois, on a tous les ingrédients pour réussir et cela ne prend pas, tout simplement. Pourtant, on a les joueurs pour lutter dans le haut de tableau. On a mal débuté la saison, on n’est pas dans une situation confortable mais aujourd’hui, on va un peu mieux, on reste sur une bonne dynamique. »

RL : Sarreguemines parviendra-t-il à éviter la relégation ?
SS : « C’est une situation dure à vivre mais je suis prêt à me battre pour ça. Si je n’y croyais pas, je n’irais plus à l’entraînement ! Notre classement ne reflète pas le niveau de cette équipe. On n’a plus le droit à l’erreur, on se doit de prendre des points pour avancer. On ne baisse pas les bras et je suis persuadé qu’à un moment donné, ça va tourner en notre faveur. »

RL : Sur le plan individuel, vous affichez quatre buts au compteur. Assez pour être satisfait ?
SS : « Que cela soit collectivement ou individuellement, je ne peux pas être satisfait. Je me dois de faire mieux et je continue à travailler. La saison est encore longue pour réussir à redresser la barre. »

Source : Le Républicain Lorrain

Commentaires

PAROLES DE COACH

"Le match de Coupe de France contre Metz reste forcément une déception. Nous avions préparé ce match pour nous qualifier et malheureusement nous avons été éliminés aux tirs au but...

Je suis surtout déçu pour les joueurs et les gros efforts qu’ils ont réalisés et pour les bénévoles qui avaient une nouvelle fois organisé une belle fête... Malheureusement, toutes les planètes n’étaient pas alignées...

La perte de notre buteur sur blessure, un but encaissé sur penalty, un poil de malchance en zone de finition, une erreur d’arbitrage (avouée en fin de match pour un penalty oublié en 2ème mi-temps sur Seydou Simpara) et un manque d’adresse sur les tirs au but nous ont empêché de faire l’exploit.

Je n’ai pourtant rien à reprocher à mes garçons qui ont été héroïques... Mais on ne peut pas faire un tel exploit sans avoir toutes ces planètes alignées. Bravo à Metz, nous leur souhaitons la montée en ligue 1.

Maintenant place au championnat où nos dernières prestations montrent que nous n’avons rien à faire à notre place..."

Sébastien MEYER, coach SFC