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ASC Biesheim : La force tranquille

24 mars 2018 - 12:18

Quatrième de son championnat, l’ASC Biesheim se rend à Sarreguemines l’esprit libre mais avec un visage conquérant à l’image de Loïc Miliani. Excepté la sortie de route connue face à Nancy, les Biesheimois présentent, depuis la phase retour, un parcours de champion mais personne au sein du club rhénan ne veut mettre la charrue avant les bœufs. L’humilité est le maître mot au sein de l’effectif d’Hervé Milazzo et les joueurs restent prudents au moment de l’emballage final.

Quatrième de son championnat, l’ASC Biesheim se rend à Sarreguemines l’esprit libre mais avec un visage conquérant à l’image de Loïc Miliani.

Excepté la sortie de route connue face à Nancy, les Biesheimois présentent, depuis la phase retour, un parcours de champion mais personne au sein du club rhénan ne veut mettre la charrue avant les bœufs. L’humilité est le maître mot au sein de l’effectif d’Hervé Milazzo et les joueurs restent prudents au moment de l’emballage final. C’est le cas notamment de Loïc Miliani, buteur la semaine passée, qui ne parle que de maintien et pas d’autre chose. « Nous parlons entre nous de monter mais uniquement pour rigoler, confesse-t-il. Plus sérieusement, c’est bien trop serré pour parler de quoi que ce soit. L’important étant de ne pas se relâcher, Prenons match après match, c’est ce qui fait notre force aujourd’hui. »
• « Ce qui fait la différence, c’est l’ambiance générale »

Néanmoins, il semble difficile d’occulter le classement et cette place au pied du podium alors que, jamais dans son passé, l’ASCB n’avait été à pareille fête. C’est une position qu’a connue l’ancien joueur de l’ASIM « À l’époque de Cédric Décker, nous étions deuxièmes ou troisièmes à la trêve avant de nous relâcher et de devoir jouer le maintien sur la fin. Continuons à travailler sereinement et nous verrons bien au final. Mais nous devons faire un bon résultat à Sarreguemines pour rester sur notre bonne dynamique. »


L’ensemble de l’effectif a fait des merveilles depuis la reprise en janvier alors que la saison avait démarré timidement. « Nous sommes dans une bonne période mais je reste persuadé que ce qui fait la différence, c’est l’ambiance générale qui règne au club. Le président ( Marc Nagor ), Robert Pavlinic, Hervé Milazzo et tous les autres dirigeants nous mettent dans les meilleures conditions. Il ne faut pas oublier que c’est grâce à leur travail que nous avons pu jouer à domicile face à Grenoble en 16e de finale. » L’épopée en Coupe de France reste dans toutes les mémoires même si le quotidien a rapidement repris le dessus. « Nous avons bien digéré l’élimination face à Grenoble (2-2, 0-3 tab) puis nous nous sommes dit que ce que nous avons fait à ce moment-là, nous pouvions le reproduire, une, deux ou trois fois. Il ne faut pas oublier qu’Hervé ( Milazzo, l’entraîneur ) sait garder tout le monde concerné pour le bien du groupe. »

Au passage, l’un des rares gauchers de l’effectif vit une expérience quelque peu inédite sur les bords du Giessen. « Je n’ai jamais été autant remplaçant qu’à Biesheim, avoue le joueur de 26 ans. Le coach fait vraiment des vraies rotations et maintient tout le monde sous pression mais quand je dois jouer, je ne rechigne pas, j’ai même joué arrière gauche. » Tant que c’est pour la bonne cause…

Source : L'Alsace

Commentaires

PAROLES DE COACH

« La qualification à Forbach est la seule chose à retenir de ce week-end. Nous aurions préféré proposer plus de spectacle, j’aurais préféré voir mon équipe prendre plus de risques dans le jeu, mais la Coupe de France est une compétition qui prend de plus en plus d’importance et toutes les équipes jouent avec la peur de se faire éliminer.

Jouer c’est bien, gagner c’est mieux! Souvenons-nous de l’élimination face à Biesheim l’an dernier au 6ème tour où nous avions été éliminés par une équipe qui n’était pas venu faire le spectacle. Ils nous avaient laissé le ballon et s’étaient contentés de nous contrer pour nous éliminer. Donc j’avoue que je me satisfais de cette qualification, fut-elle peu spectaculaire.

Après j’ai apprécié voir mon équipe solide défensivement puisque c’est ce sur quoi j’ai travaillé toute la semaine avec mon équipe pour préparer la suite de la saison. Il faut donc savourer le fait d’atteindre ce 6ème tour pour la 5ème année consécutive!

Quand je vois 29 équipes de National 3 éliminées encore ce week-end (dont une bonne dizaine par des équipes hiérarchiquement inférieures), je me dis qu’il ne faut pas faire la fine bouche et apprécier la qualification. De nombreuses équipes de notre groupe aimeraient être à notre place. Maintenant place à 3 rencontres difficiles face à trois réserves professionnelles! »

Sébastien MEYER; coach SFC