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SFC vs RCSA : fin de disette au Stade de la Blies ?

30 mars 2018 - 10:38

À la peine cette saison en championnat, Sarreguemines n’a plus gagné à domicile depuis le 28 octobre et un succès contre Erstein (3-1). Sébastien Meyer décrypte cette fâcheuse disette.

Samedi dernier, Sébastien Meyer n’a pas vécu une bonne soirée. Il l’a passée à ruminer le revers de Sarreguemines à domicile contre Biesheim (2-0). Le deuxième de la saison contre cet adversaire après le sixième tour de Coupe de France.

Deux défaites jumelles avec le même score et le même déroulement : une domination sarregueminoise, une inefficacité face à la cage adverse, un premier but en contre et un second anecdotique. « C’est ce qui m’énerve le plus, peste le technicien des Faïenciers. J’avais dit plusieurs fois aux joueurs d’être vigilants, que Biesheim ne pouvait marquer qu’en contre ou sur coup de pied arrêté. On connaît cette équipe par cœur et on a été naïf. »

D’autant que cette défaite vient casser une dynamique de trois victoires, qui avait permis au SFC de s’éloigner de la zone rouge, et prolonge la série de matches à domicile sans victoire. Avant de retrouver Strasbourg, ce samedi, elle court depuis le 28 octobre et un succès contre Erstein (3-1). Soit cinq rencontres (3 nuls, 2 défaites).

Des joueurs crispés

S’il n’arrive, pour l’instant, à enrayer cette série, Sébastien Meyer a bien identifié les failles du système. La première ? « C’est avant tout un problème d’efficacité face au but adverse », assure le technicien, qui prend en exemple le match contre Trémery (1-1) : « C’était incroyable. Ils n’ont qu’une seule occasion en seconde période sur un coup de pied arrêté, et ils égalisent là-dessus. Alors que nous… »

L’entraîneur mosellan pointe aussi la mauvaise qualité de la pelouse du stade de la Blies pour expliquer les points perdus à domicile. Pour une équipe qui fait le jeu comme Sarreguemines, évoluer sur un terrain de piètre qualité n’est pas un avantage, loin de là.

Surtout qu’à la maison, Hassan M’Barki et ses partenaires jouent moins libérés qu’à l’extérieur, où ils se sont imposés à quatre reprises. « Notre public est exigeant, peut-être trop. Et les joueurs sont plus crispés », reconnaît Sébastien Meyer. Toujours est-il qu’ils vont devoir passer au-delà de ces différents écueils. Car un maintien, cela passe avant tout par des victoires à la maison. Et le plus vite possible.

5 raisons d'assister au match ce vendredi

1 Un match à enjeu
Il s’agit d’un match décisif. Strasbourg B pointe à la 8e place avec 32 points et un match en retard. Pour Sarreguemines qui n’a que 27 points, il s’agit d’un match à six points. En cas de victoire, l’équipe comblera le trou avec le milieu de tableau. Le maintien est en jeu. 

2 Dernière réserve « pro » à domicile
Il s’agit de la dernière réserve professionnelle qui jouera cette saison au stade de la Blies.

Sarreguemines réalise souvent de grosses performances contre ces équipes : 1-1 contre Nancy et Metz et 2-0 contre Troyes. 

3 Une opération rachat
Après avoir vendangé trois précieux points contre Biesheim qui a joué à 10 derrière et procédé par contre, Sarreguemines a dominé, manqué de réussite et commis des erreurs de débutant en défense. Pour assurer le maintien, la victoire est impérative. C’est un match à la vie, à la mort car les écarts avec le haut du tableau sont faits. Si le SFC perd, il devra lutter en zone relégable face à Amnéville, Metz et Prix-lès-Mézières. Pour se maintenir, il faut 42 points. Sarreguemines n’en compte que 27. Faisable à commencer par cet après-midi.

4 La date et l’heure
En ce jour férié (Vendredi Saint), c’est l’occasion pour le public de venir nombreux assister à un match de haut niveau. L’horaire du match (16 h au stade de la Blies) est idéal aussi, car il permet de prendre son déjeuner (léger) tranquillement et d’aller soutenir une équipe qui le vaut. C’était déjà le cas contre Biesheim (défaite 0-2).

5 Du mieux dans le jeu
Contre Biesheim, le SFC a enchaîné de bonnes phases de jeu. Des valeurs sûres sont au rendez-vous : M’Barki, Coignard, Assou, Babaya, Babit.

Les autres joueurs doivent se mettre à leur diapason.

Source : Le Républicain Lorrain

Commentaires

PAROLES DE COACH

"Nous avons encore vécu un week-end frustrant... A Strasbourg, chez un leader renforcé par de nombreux professionnels, mes joueurs en manque de confiance ont appliqué le plan de jeu avec beaucoup de valeurs. Ils ont posé beaucoup de problèmes à notre adversaire, meilleure attaque du groupe.

Même si je pense qu'on aurait pu mieux utiliser le ballon, notamment en 1ère période, on a eu le mérite de mener au score... Si la possession était strasbourgeoise, les occasions étaient plutôt faïencières, surtout en seconde période...

Mais comme souvent, cette saison, nous n'avons pas su profiter de notre avantage au score... La faute à une erreur d'arbitrage flagrante qui a permis à notre adversaire d'obtenir un coup-franc inexistant et à ma défense qui n'a pas suivi ce même coup-franc chanceux... C'est rageant, car nos prestations ne sont pas récompensées....

Ensuite, j'espère juste que les décisions arbitrales vont commencer à s'équilibrer, car je compte à quatre, le nombre de matches où ces mêmes décisions nous coûtent des points. Je ne suis pas en colère, j'essaye de rester lucide et objectif. Si nous sommes avant-derniers, c'est que nous avons été mauvais lors de certains matches (match à Sarre-Union, par exemple), mais aussi parce que certaines décisions importantes nous ont pénalisés (Raon, Agglo troyenne, etc.)"

Sébastien MEYER, coach SFC