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Nicolas POIROT ( Capitaine de Lunéville) : " Se retrousser les manches"

17 avril 2018 - 19:36

Le capitaine Lunévillois évoque la mauvaise passe de son équipe et appelle à la mobilisation. Branle-bas de combat

L’Est Républicain : Nicolas, Lunéville n’avance plus ? Que se passe-t-il ?

Nicolas POIROT : « On n’est pas une équipe assez talentueuse pour se passer de l’envie, de l’abnégation et de la ténacité. Quand c’est le cas, on devient une équipe assez moyenne ? Aujourd’hui, on mérite d’être à cette place (10ème). Avec le match en retard d’Epernay, on est même virtuellement en position de relégable. Il faut voir la réalité en face. Notre chance, c’est qu’il reste six matches. »

ER : L’équipe est très inconstante ? Pourquoi ?

NP : « Cette saison, Lunéville, c’est qui peut le plus peut le moins. On est capable d’enchainer les victoires mais aussi les défaites. C’est difficile à comprendre. Mais le coach nous avait mis en garde. Si on n’y arrive plus, c’est qu’on travaille un peu moins et qu’on n’est plus des morts de faim comme en début de saison. »

ER : Il y a eu pas mal d’absents ces dernières semaines. Est-ce une explication ?

NP : « Non. Ce n’est pas une excuse. Il y a de très bons jeunes à Lunéville. L’équipe B est première. Après c’est sûr que l’expérience va être déterminante lors du sprint final, car on va jouer six matches compliqués. J’ai déjà vécu cette situation par deux fois avec Thaon. On s’en était sorti. Mais il faut mettre les bouchées doubles. »

ER : Qu’est ce qui est important dans ces moments-là ?

NP : « Ne pas prendre l’habitude de perdre en se disant que ce n’est pas grave et que la roue tournera le match d’après. Il faut se retrousser les manches et remettre les ingrédients qui nous avaient permis d’être en haut du classement. Car on sent bien qu’il y a de la fébrilité. On l’a vu face à Tremery alors qu’on jouait à 11 contre 9. »

ER : Combien de points va-t-il falloir pour se maintenir ?

NP : « Avec 42 points, ça devrait être bon. Cela veut dire qu’il faut au moins gagner trois matches. Mais tout dépendra des résultats des autres. Le week-end qui vient de s’achever a été défavorable. Tousceux qui sont derrière nous ont gagné.

ER : vous raccrochez -vous au fait qu’il n’y aura que 5 descentes (si Reins se maintient en N2) ?

NP : « Pas du tout. Je pars du principe qu’il y aura 6 descentes. »

ER : On vous sent agacé ..

NP : « Oui. Déjà parce qu’on prend trop de buts et que je le prends pour moi. Ensuite parce que Lunéville n’a rien à faire en R1. Il faut donc qu’on aille chercher les points nécessaires pour se maintenir. A commencer ce mercredi à Sarreguemines

Source : L’Est Républicain

Commentaires

PAROLES DE COACH

"Le match de Coupe de France contre Metz reste forcément une déception. Nous avions préparé ce match pour nous qualifier et malheureusement nous avons été éliminés aux tirs au but...

Je suis surtout déçu pour les joueurs et les gros efforts qu’ils ont réalisés et pour les bénévoles qui avaient une nouvelle fois organisé une belle fête... Malheureusement, toutes les planètes n’étaient pas alignées...

La perte de notre buteur sur blessure, un but encaissé sur penalty, un poil de malchance en zone de finition, une erreur d’arbitrage (avouée en fin de match pour un penalty oublié en 2ème mi-temps sur Seydou Simpara) et un manque d’adresse sur les tirs au but nous ont empêché de faire l’exploit.

Je n’ai pourtant rien à reprocher à mes garçons qui ont été héroïques... Mais on ne peut pas faire un tel exploit sans avoir toutes ces planètes alignées. Bravo à Metz, nous leur souhaitons la montée en ligue 1.

Maintenant place au championnat où nos dernières prestations montrent que nous n’avons rien à faire à notre place..."

Sébastien MEYER, coach SFC