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Russie 2018 : Mais où est passée la banderole "Sarreguemines"

29 juin 2018 - 11:05

Le Mondial a débuté depuis une vingtaine de jours et toujours pas de trace de la banderole Sarreguemines de Cédric Schramm. Pas de panique, il y a une explication.

Cédric a posé le pied en Russie il y a huit jours. Il a atterri à 200 kilomètres d’Ekaterinbourg, partagé un taxi avec des Péruviens et terminé dans un train de nuit. Sur place, sa petite notoriété lui a permis de dégoter un ticket pour France-Pérou. « Il y a deux Français qui vendaient un billet. Ils m’ont demandé d’où je venais. Quand je leur ai dit de Sarreguemines, ils voulaient savoir si c’était moi la banderole. Je leur ai dit oui et on a tout de suite fait affaire », sourit le quadragénaire.

Mais de drapeau dans le stade Central, il n’y en a pas eu. Impossible de l’attacher à la tribune modulaire sans gêner les spectateurs. Le surlendemain à Sotchi, pour Allemagne-Suède, le bout de tissu est enlevé par la sécurité à l’heure de jeu. Cédric se consolera avec le scénario fou de cette rencontre.

Vingt jours d’attente

Mais en Moselle, l’inquiétude guette. Sur le groupe WhatsApp dédié, tout le monde demande des nouvelles de la banderole, et de Cédric bien sûr. Ce n’est que lors de France-Danemark que tout s’éclaircit. « Pour rentrer ( au stade Loujniki ), c’était une galère. Il y a un problème de taille, la banderole n’est pas dans les standards », raconte le triathlète accompli. « C’est un steward qui m’a dit qu’il fallait une autorisation et remplir un formulaire d’accréditation. » Une première pour le baroudeur Cédric Schramm.

 Le Mosellan sera désormais à chaque match des Bleus. Avec ou sans la fameuse banderole qui a déjà fait le tour du monde ?

« Normalement, le dossier passe en commission et l’autorisation est délivrée au bout de vingt jours », peste-t-il. « Je suis sceptique. J’ai un peu les boules, c’est dommage. »

Cédric espère doublement que la France aille au bout. Car d’ici le 15 juillet, l’accréditation devrait être accordée. Pour voir les Tricolores fêter leur titre de champion du monde devant la banderole ? Si c’est le cas, alors ça aura valu le coup d’attendre…

Conquis par l'ambiance

C’est la troisième fois que Cédric Schramm voyage en Russie, après un championnat de ski de fond interentreprises et les Mondiaux d’athlétisme en 2013. Et il note un changement. « Je trouve les Russes plus ouverts », juge-t-il. Peut-être sont-ils conquis, comme lui, par « l’énorme ambiance » que génère la colonie sud-américaine.

Désormais, il va suivre les Bleus à la trace. Mais ne s’interdit pas non plus de faire un crochet pour voir d’autres rencontres. Hier, il était à Saransk pour Panama-Tunisie avant de filer à Kazan en vue de France-Argentine. « À partir des huitièmes, c’est une deuxième Coupe du monde qui commence. Il faut s’adapter. J’aime bien ce côté-là. » Il faudra trouver des billets à des prix raisonnables – « tout se joue une demi-heure avant le match » – ce qui n’était pas le cas, à Moscou, pour Serbie-Brésil avec des prix allant jusqu’à plus de 300 dollars.

Source : Le Républicain Lorrain
Crédit photo : Cédric SCHRAMM

 

Commentaires

PAROLES DE COACH

"La victoire de Troyes est prise comme une récompense. Après trois matches nuls consécutifs et quelques partitions de plus en plus convaincantes, il nous manquait une victoire pour prendre de la confiance.

C’est chose faite après ce match globalement maîtrisé. J’ai préféré la deuxième mi-temps à la première, mais nous avons été cohérents malgré un adversaire invaincu depuis le début de la saison. Cette victoire fait du bien au moral avant de nous attaquer à un Everest...

A ce titre, je lance un appel à toutes les personnes qui croient en l’exploit. Sur les quatre dernières années, nous avons réussi quelques exploits sans avoir été véritablement « supporté » au sens vocal du terme.

Face à des clubs professionnels qui étaient soutenu par une cinquantaine de supporters, cela n’était pas trop pénalisant. Mais ce week-end, près de 300 supporters messins sont attendus pour supporter leur équipe.

Ainsi, J’espère vraiment que les supporters sarregueminois sauront se faire entendre, car il serait dommage pour mes joueurs d’avoir l’impression de jouer à l’extérieur...."

Sébastien MEYER, coach SFC