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National 3 : Saint Louis repart de zéro

17 août 2018 - 14:40

Trois saisons après l’avoir quitté par le haut, le FC Saint-Louis/Neuweg se retrouve sur la ligne de départ du championnat de National 3. Avec un effectif largement renouvelé et des ambitions mesurées

Pour la première fois depuis de très longues années, l’été a été agité dans la cité frontalière. Conséquence naturelle d’une relégation qui n’avait pas vraiment été prévue par le comité directeur du club en début d’exercice il y a un an.

« Une philosophie commune à construire »

Seize joueurs ont mis les voiles et quitté le navire, pendant que Cédric Decker, figure historique du FC Saint-Louis/Neuweg, acceptait de prendre les commandes pour tenter de redresser la barre et remettre à flots une équipe qui a pris l’eau de toutes parts dans le sprint final du précédent exercice.

Cette mini-révolution a forcément impacté la préparation estivale, loin d’être idéale pour le nouvel entraîneur. « On part dans l’inconnu en raison du chamboulement de l’effectif, reconnaît Cédric Decker. Nous n’avons encore aucun repère commun dans le jeu, il reste absolument tout à améliorer. Cela ne peut pas se faire en cinq semaines. Il y a des principes défensifs et offensifs à acquérir, une philosophie commune à construire. » Quand une équipe tombe d’un étage, elle fait en principe légitimement partie des favoris à une remontée immédiate. Cette idée reçue ne semble pas s’appliquer à Saint-Louis à en croire les propos de Cédric Decker, qui préfère avancer à pas feutrés plutôt que de se projeter sur un quelconque objectif.

« Je ne ferai pas d’effet d’annonce, je trouve même cela un peu ridicule dans le sens où nous avons perdu seize joueurs cet été. À ma connaissance, il n’y a que le PSG qui peut se permettre de changer les trois quarts de son effectif et de jouer le titre. Je peux simplement promettre de travailler pour faire jouer cette équipe du mieux possible, de construire de la cohésion pour assurer le maintien rapidement et ensuite, pourquoi pas, venir embêter les autres équipes. »

Si l’entraîneur ludovicien se veut vigilant, il reconnaît toutefois que son groupe lui donne satisfaction sur le plan de l’investissement. « J’ai un groupe très travailleur qui affiche une réelle volonté de bien faire. Je peux m’appuyer sur quelques éléments de la saison dernière, comme Varsovie, Niang, ou Brom, qui ont prouvé qu’ils avaient largement le niveau du National 2.

Pour le reste, il y a beaucoup de nouveaux joueurs, qui doivent s’adapter à une nouvelle ville, trouver un appartement et faire face à des contraintes extérieures au football. Cela va prendre du temps. » Trop de temps pour se mêler à la lutte en haut de tableau ? Cédric Decker voit d’autres formations mieux armées que la sienne pour truster le podium du championnat. À commencer par le FC Mulhouse, Sarre-Union et Raon-l’Étape, les trois favoris à ses yeux. « Le FCM a réalisé une bonne campagne de matches amicaux, en battant notamment Épinal. Il a recruté Diawara, qui a l’expérience du National. Sarre-Union a réussi à attirer Brahmia, et Raon possède une ligne d’attaque de très haut niveau avec Hassidou et Duminy. Et je n’oublie pas Biesheim, sur la continuité de son excellente saison passée (2e ). » Avec deux déplacements périlleux à Troyes et Raon-l’Étape pour démarrer la saison, et la réception dans la foulée du voisin mulhousien, Saint-Louis saura rapidement s’il détient les arguments pour rêver en grand. Ou si, au contraire, il faudra se contenter d’une saison de transition.

Source : DNA

Commentaires

PAROLES DE COACH

"Le match de Coupe de France contre Metz reste forcément une déception. Nous avions préparé ce match pour nous qualifier et malheureusement nous avons été éliminés aux tirs au but...

Je suis surtout déçu pour les joueurs et les gros efforts qu’ils ont réalisés et pour les bénévoles qui avaient une nouvelle fois organisé une belle fête... Malheureusement, toutes les planètes n’étaient pas alignées...

La perte de notre buteur sur blessure, un but encaissé sur penalty, un poil de malchance en zone de finition, une erreur d’arbitrage (avouée en fin de match pour un penalty oublié en 2ème mi-temps sur Seydou Simpara) et un manque d’adresse sur les tirs au but nous ont empêché de faire l’exploit.

Je n’ai pourtant rien à reprocher à mes garçons qui ont été héroïques... Mais on ne peut pas faire un tel exploit sans avoir toutes ces planètes alignées. Bravo à Metz, nous leur souhaitons la montée en ligue 1.

Maintenant place au championnat où nos dernières prestations montrent que nous n’avons rien à faire à notre place..."

Sébastien MEYER, coach SFC