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National 3 : Biesheim veut bisser

18 août 2018 - 10:22

Comblée la saison dernière par ses parcours tant en championnat qu’en Coupe de France, l’ASC Biesheim entend bien confirmer en 2018-2019. Une tâche que devra mener à bien un groupe quasiment inchangé.

On prend les mêmes. Et on recommence ? Pour sûr, l’ASC Biesheim signerait tout de suite. C’est que le club rhénan a encore en bouche toutes les saveurs de la cuvée 2017-2018. Son meilleur millésime depuis qu’il a retrouvé le championnat de France en 2014.

La montée en National 2 ne s’est dérobée qu’à l’antépénultième journée, lors d’un choc perdu sur le terrain du futur champion, Haguenau (2-3). Et l’aventure en Coupe de France s’est terminée en 16es de finale, contre Grenoble, à une séance de tirs au but d’un historique 8e de finale contre le Racing… Vu comme ça, cela va être difficile de faire mieux.

« Être ambitieux sans être prétentieux »

« On sort d’une saison si satisfaisante…, reconnaît l’entraîneur Hervé Milazzo qui a rempilé sur le banc tout comme son staff. On doit s’appuyer mais pas se reposer dessus. »

Pour continuer à grandir, Biesheim a fait confiance au même groupe qui a accroché la 2e place en N3 la saison passée. Seuls trois départs (Kelindienst, Laufenburger, Charoy) et deux arrivées (Gisselbrecht, Bouaicha) sont à noter.

Pour le moment du moins car l’ASCB n’exclut pas de se renforcer si l’opportunité d’apporter une réelle plus-value à l’effectif se présente. Et puis la politique sur les bords du Giessen est de faire confiance aux jeunes qui gravissent naturellement les échelons. Demir (défenseur central), Hassany (milieu) et Tuygun (gardien) ont donc été promus. « On a quand même pris du recul pour savoir si on pouvait chercher plus haut avec ce groupe, si je pouvais amener les joueurs à se surpasser sans tomber dans la routine ni une certaine complaisance. On avait envie de travailler dans la continuité. J’assume complètement, poursuit le coach. Et puis on a confiance dans notre formation, dans le travail des éducateurs. Il y a des jeunes qui ont du potentiel. » « On a cultivé cet esprit de groupe.

Le club a fait un effort pour que tout le monde soit concerné. Il règne une super ambiance, affirme le président Marc Nagor après un stage à Illhaeusern particulièrement réussi. Sans être prétentieux ou chauvin, on est un club où il fait bon vivre. On est soutenu. Je suis confiant pour la suite. » La suite, ce sera déjà de confirmer le renouveau en championnat.

Désormais, les Rhénans aimeraient viser autre chose qu’un simple maintien. « Être ambitieux sans être prétentieux », résume Hervé Milazzo. Ce qui signifie ancrer durablement l’ASCB dans la première partie de tableau du N3. Ce qui ne sera pas une mince affaire dans une poule qui rassemble trois centres de formation, deux relégués et des équipes rompues aux joutes du National 3.

Nouveau flirt avec la Coupe de France ?

D’autant plus que les Haut-Rhinois seront plus attendus désormais. Terminé l’effet de surprise. La philosophie de jeu, celle de faire vivre un maximum le ballon, restera inchangée. Mais le staff a travaillé plusieurs systèmes, tant pour continuer à progresser que pour chercher à surprendre les futurs adversaires. « On doit être confiant mais aussi démontrer la même envie. Sans humilité, on prendra de belles gifles », assène Milazzo.

À Biesheim, on espère avoir franchi un cap. Et à l’orée d’une sixième saison au cinquième échelon, on n’a pas la peur du vide. Bien au contraire. Le président fourmille d’idées pour continuer à pérenniser une entité qui fêtera ses 50 ans en septembre (voir chiffre).

Entre club d’affaires, sections futsal et beach soccer, formation et club-house. « Notre campagne de matches amicaux a été intéressante (deux victoires et deux défaites). On connaît notre niveau. J’y crois, en toute modestie, expose Marc Nagor qui ne serait pas contre refaire parler de l’ASCB en Coupe. On aimerait refaire rêver les gens comme face à Grenoble. Ce parcours, on ne s’y attendait pas. Et après l’avoir fortement désiré, on aimerait revivre de telles émotions. Et pourquoi ne pas affronter une Ligue 1. » D’ici les 32es de finale de la Coupe de France, début janvier, il y aura bien d’autres échéances pour des Rhénans qui regardent tous vers le haut. Sans être pris de vertige. Un bon moyen d’atteindre à nouveau les sommets.

Source : DNA

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PAROLES DE COACH

« Les matches vus le week-end dernier me confortent sur mon ressenti: nos résultats moyens actuels sont la conséquence d’un projet de jeu pas assez respecté. C’est parce que le contenu n’est pas bon que nos résultats sont en-dessous du potentiel de l’équipe. Nous allons donc retravailler à fond sur l’Equipe avec un grand E pour faire en sorte que nous soyons plus compliqués à jouer! Pour cela il faudra aussi que certains joueurs haussent leur niveau de jeu.

Sébastien MEYER, coach SFC