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National 3 : Comme ils se retrouvent ...

29 août 2018 - 17:09

Relégués de N2 en N3 au cours des deux dernières saisons, le FC Saint-Louis et le FC Mulhouse se retrouvent ce soir (20 h 30) au stade de la Frontière, dans le cadre de la 3e journée du championnat, pour tenter de retrouver le bon cap.

Pour le coup, c’était un peu mieux avant. Du moins il y a encore deux saisons à peine lorsque le FC Saint-Louis/Neuweg et le FC Mulhouse se disputaient des derbies acharnés au 4e  échelon national (ex-CFA). Mais le football haut-rhinois n’est malheureusement plus tout à fait ce qu’il était et semble désormais courir assez loin derrière son homologue bas-rhinois, propulsé par le Racing Strasbourg (L1), mais aussi par le SC Schiltigheim et le FR Haguenau, pensionnaires du National 2.

L’affiche entre Saint-Louis et Mulhouse, deux des trois têtes d’affiche du département (en compagnie de Biesheim, également membre du N3), a donc perdu de son prestige à mesure des errements des uns et des autres. Mais ne soyons pas trop fatalistes non plus, elle conserve malgré tout son intérêt, les deux clubs ayant désormais l’objectif affirmé de rebondir au plus vite à l’étage supérieur. Quant à savoir lequel des deux est le mieux armé pour y parvenir, la question reste posée.

Pas encore de favori désigné

Après deux journées de championnat seulement, aucune tendance crédible ne se dessine. D’ailleurs, les deux nouveaux entraîneurs - Cédric Decker côté ludovicien et Eric Descombes côté mulhousien - ont eu vite fait de se renvoyer le statut de favori. « Le FCM s’est semble-t-il donné des moyens plus adaptés au N3. C’est plus costaud et plus physique que la saison dernière. Il est ambitieux et jouera certainement les premiers rôles » , a indiqué le premier nommé. « Saint-Louis vient de N2 et évoluera sur sa pelouse. Nous ferons office d’outsider » , lui a fait écho le second. Dans le fond, tout le monde a raison et seule la rencontre du jour permettra d’en savoir davantage. Et encore… «  A ce stade de la saison, aucune équipe ne peut être à son meilleur niveau, assure Cédric Decker, pourtant très satisfait des quatre points engrangés par ses hommes en ce début d’exercice (victoire devant le FC Troyes et nul à Raon). Nous sommes en ce qui nous concerne encore très loin du compte sur le plan technique ou tactique. Mais notre réussite actuelle est d’avoir su compenser cela par un état d’esprit irréprochable. Il y a une grosse envie et une cohésion au sein du groupe. Et c’est le vrai point positif des huit premières semaines de travail. Mais il va désormais falloir améliorer tout cela en trouvant de la complicité dans le jeu. Cette phase-là ne fait que débuter. »

Pour le coup, le technicien frontalier partage exactement le même avis que son homologue mulhousien, qui n’est de toute façon pas du genre à s’extasier après un succès, fût-il net et sans bavure. « Beaucoup de choses restent à améliorer, explique Eric Descombes. Contre Epernay (3-0), nous avons encore perdu trop de ballons et commis des erreurs évitables. Mais par rapport au premier match raté (défaite 2-3 devant Thaon) , l’équipe a semblé bien plus équilibrée, solide et efficace. Il s’agira de confirmer cette montée en régime à Saint-Louis. »

D’aucuns auraient pu estimer que ce derby haut-rhinois arrive un peu trop tôt dans la saison pour en savourer la quintessence. Mais ce n’est pas l’avis des deux entraîneurs, plutôt satisfaits de se retrouver en été, « avec des conditions de jeu plaisantes » , plutôt qu’au cœur de l’hiver, et pas mécontents de pouvoir s’appuyer sur les mêmes groupes que le week-end passé. Seul l’attaquant mulhousien Apollon, auteur d’une bonne rentrée face à Epernay et retenu par des obligations administratives, manquera à l’appel.

Source : L'Alsace

Commentaires

PAROLES DE COACH

"La victoire de Troyes est prise comme une récompense. Après trois matches nuls consécutifs et quelques partitions de plus en plus convaincantes, il nous manquait une victoire pour prendre de la confiance.

C’est chose faite après ce match globalement maîtrisé. J’ai préféré la deuxième mi-temps à la première, mais nous avons été cohérents malgré un adversaire invaincu depuis le début de la saison. Cette victoire fait du bien au moral avant de nous attaquer à un Everest...

A ce titre, je lance un appel à toutes les personnes qui croient en l’exploit. Sur les quatre dernières années, nous avons réussi quelques exploits sans avoir été véritablement « supporté » au sens vocal du terme.

Face à des clubs professionnels qui étaient soutenu par une cinquantaine de supporters, cela n’était pas trop pénalisant. Mais ce week-end, près de 300 supporters messins sont attendus pour supporter leur équipe.

Ainsi, J’espère vraiment que les supporters sarregueminois sauront se faire entendre, car il serait dommage pour mes joueurs d’avoir l’impression de jouer à l’extérieur...."

Sébastien MEYER, coach SFC