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National 3 : l'ES Thaon, le promu reçu 3 sur 3

30 août 2018 - 19:40

Le ciel est tombé sur la tête de l’US Raon-l’Etape. Au sens propre comme au figuré. Les trombes d’eau qui ont balayé la pelouse thaonnaise, hier soir, notamment au cœur de la seconde longueur de… bassin, ont eu raison de la maîtrise finalement stérile du relégué de National 2. « On ne s’est pas adapté aux conditions en continuant de poser le jeu », résumait Michaël Grand, le coach des vaincus, dont l’orgueil, lui l’ancien de la maison d’en face, a été bafoué par cette ES Thaon décomplexée qui s’accroche au trône royal comme une moule à son rocher.

Pourtant, le champion de Lorraine en titre a dû parfois écoper, sans pour autant subir la tempête sur un but en définitive inaccessible pour des visiteurs qui n’ont pas montré, selon leur technicien, « l’image d’une équipe conquérante. Thaon a mérité sa victoire. »

Têtes à l’endroit, têtes à l’envers

Un troisième succès en autant de sorties qui s’est matérialisé sur le tard, en plein temps fort d’un ensemble raonnais, dont la faiblesse aura été de ne pas avoir vu le coup venir. « On n’a pas essayé de jouer, on a fait tout l’inverse », reconnaissait Victor Didierjean, qui a décanté l’affaire d’une reprise instantanée après un coup franc renvoyé (72’). Un jeu direct qui est donc venu anéantir les velléités de l’invité.

Pourtant, grâce à l’esthète Hassidou, l’US Raon-l’Etape avait rappelé à son hôte qui lui faudrait s’employer pour se débarrasser d’elle. L’ancien joueur de Sarre-Union avait alors surpris Rodriguez au premier poteau sur une frappe soudaine (33’). L’avantage donné à Thaon par Comara, sur un penalty qu’il avait lui-même obtenu (13’), n’avait plus lieu d’être sous les coups de boutoir raonnais.

« Le deuxième but nous fait du bien. Dans la tête, ça change tout », reconnaissait Didierjean. Et pas seulement dans les rangs locaux puisqu’il anesthésiait des Raonnais toujours inoffensifs. « À 2-1, on n’a pas senti une grande révolte chez les joueurs », regrettait Michaël Grand. Les Thaonnais sautaient alors sur l’occasion pour mettre définitivement à distance leurs rivaux. Un échange entre Comara et Focki permettait à Lecoanet d’achever le travail d’un coup de boule (77’) qui sonnait comme le glas pour des Raonnais victimes d’un leader « de plus en plus surprenant », appréciait l’entraîneur Romain Chouleur, qui a également pris place sur le nuage sur lequel son équipe est montée depuis le 12 août. Le refrain de la victoire pouvait alors jaillir du vestiaire. Un vrai tube de l’été…

Source : Vosges Matin

Commentaires

PAROLES DE COACH

« La qualification à Forbach est la seule chose à retenir de ce week-end. Nous aurions préféré proposer plus de spectacle, j’aurais préféré voir mon équipe prendre plus de risques dans le jeu, mais la Coupe de France est une compétition qui prend de plus en plus d’importance et toutes les équipes jouent avec la peur de se faire éliminer.

Jouer c’est bien, gagner c’est mieux! Souvenons-nous de l’élimination face à Biesheim l’an dernier au 6ème tour où nous avions été éliminés par une équipe qui n’était pas venu faire le spectacle. Ils nous avaient laissé le ballon et s’étaient contentés de nous contrer pour nous éliminer. Donc j’avoue que je me satisfais de cette qualification, fut-elle peu spectaculaire.

Après j’ai apprécié voir mon équipe solide défensivement puisque c’est ce sur quoi j’ai travaillé toute la semaine avec mon équipe pour préparer la suite de la saison. Il faut donc savourer le fait d’atteindre ce 6ème tour pour la 5ème année consécutive!

Quand je vois 29 équipes de National 3 éliminées encore ce week-end (dont une bonne dizaine par des équipes hiérarchiquement inférieures), je me dis qu’il ne faut pas faire la fine bouche et apprécier la qualification. De nombreuses équipes de notre groupe aimeraient être à notre place. Maintenant place à 3 rencontres difficiles face à trois réserves professionnelles! »

Sébastien MEYER; coach SFC