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National 3 : L'ES Thaon, promu et leader surprise !

26 septembre 2018 - 09:40

Tous ses poursuivants ont gagné ce week-end. Mais grâce à son point décroché face à Troyes (2), Thaon reste seul en tête du groupe de N3. Le point sur l’épatant début de saison du promu avec le coach Romain Chouleur.

Est Républicain : Vous êtes leaders de N3 depuis la toute première journée. Vous attendiez-vous à un tel démarrage ?
Romain CHOULEUR : On est heureux et un peu surpris, dans la mesure où cette place est au-delà de nos espérances. Mais on avait fait une très bonne préparation, avec cinq victoires en autant de matches. Et on a continué sur notre lancée ensuite en championnat, en alignant quatre succès d’affilée.

ER : Comment expliquez-vous cette série de neuf victoires consécutives ?
RC : À l’ouverture de la saison, les clubs ne nous connaissaient pas, ils se méfiaient un peu moins. On a aussi très bien recruté, avec un joueur par ligne qui a déjà joué à ce niveau, voire au-dessus. Gazagnes et Nagor d’Épinal, Rother de Raon ainsi qu’Ulrich et Samba de Lunéville : ces joueurs nous font du bien. 

ER : Depuis, vous avez été battus par la réserve de Strasbourg (4-2) et vous sortez d’un nul face à celle de Troyes. La dynamique n’est-elle pas en train de s’arrêter ?
RC : Toutes les séries ont une fin. Lors de ces deux rendez-vous, on a eu affaire à de belles équipes de jeunes. Contre Strasbourg, on a payé nos errements individuels. Face à Troyes, qui est l’une des seules équipes invaincues de ce groupe, le contenu était intéressant, c’est un bon nul.

ER : Ce début en fanfare pourrait vous amener à revoir vos objectifs à la hausse ?
RC : Il ne faut pas s’enflammer. Notre premier souhait est de se maintenir. Pour le moment, rien n’est fait, ça peut aller très vite dans un sens comme dans l’autre. Il faut déjà qu’on s’applique à conserver cet élan. On fera le point à la trêve pour voir si on peut jouer le haut de tableau.

ER : Ce week-end, vous allez breaker avec la Coupe de France…
RC : Oui, on retrouve une vieille connaissance, Rombas (R2) , qui nous avait éliminés l’an dernier au septième tour. Inutile de vous dire qu’on aura à cœur de se racheter !

ER : Un mot sur votre ancien club, Dombasle, qui peine de son côté à trouver la bonne carburation en Régional 2. Vous continuez à les suivre ?
RC : Bien sûr ! J’étais encore au stade dimanche pour les soutenir. Malheureusement, il fallait un peu s’attendre à ce type de départ. Trois joueurs importants sont partis durant l’intersaison, pour des raisons professionnelles, et ils n’ont pas été remplacés. Leur capitaine Olivier Lanher est blessé depuis un moment ; mon frère Quentin, un des buteurs de l’équipe, l’était aussi et revient seulement. Tout ceci explique leurs difficultés. Et ils ne bénéficient plus de l’effet de surprise. Mais je connais leurs valeurs et je sais qu’ils vont réagir

Source : L'Est Républicain

Commentaires

PAROLES DE COACH

"Nous avons encore vécu un week-end frustrant... A Strasbourg, chez un leader renforcé par de nombreux professionnels, mes joueurs en manque de confiance ont appliqué le plan de jeu avec beaucoup de valeurs. Ils ont posé beaucoup de problèmes à notre adversaire, meilleure attaque du groupe.

Même si je pense qu'on aurait pu mieux utiliser le ballon, notamment en 1ère période, on a eu le mérite de mener au score... Si la possession était strasbourgeoise, les occasions étaient plutôt faïencières, surtout en seconde période...

Mais comme souvent, cette saison, nous n'avons pas su profiter de notre avantage au score... La faute à une erreur d'arbitrage flagrante qui a permis à notre adversaire d'obtenir un coup-franc inexistant et à ma défense qui n'a pas suivi ce même coup-franc chanceux... C'est rageant, car nos prestations ne sont pas récompensées....

Ensuite, j'espère juste que les décisions arbitrales vont commencer à s'équilibrer, car je compte à quatre, le nombre de matches où ces mêmes décisions nous coûtent des points. Je ne suis pas en colère, j'essaye de rester lucide et objectif. Si nous sommes avant-derniers, c'est que nous avons été mauvais lors de certains matches (match à Sarre-Union, par exemple), mais aussi parce que certaines décisions importantes nous ont pénalisés (Raon, Agglo troyenne, etc.)"

Sébastien MEYER, coach SFC