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Une section sportive consacrée à l'arbitrage !

28 septembre 2018 - 17:22

Le lycée Schuman de Metz propose une section sportive arbitrage. Pour la troisième année, des lycéens vivent, après les cours, leur passion et apprennent les ficelles du métier d’homme en noir.

S’il est bien un engagement sportif qui ressemble à un sacerdoce, c’est cette volonté de devenir arbitre de football. Quand le travail de l’homme en noir est irréprochable, il est rarement souligné, et en cas d’erreur patente, le 23e  acteur essuiera souvent le feu des critiques.

Pourtant, la vocation attire toujours. Mieux : certains jeunes optent pour la section sportive qui permet de renforcer leur maîtrise de cet art de l’équité. En Lorraine, il n’existait qu’Épinal pour offrir un tel soutien. Mais depuis trois ans, le lycée messin Robert-Schuman le propose également.

Le cycle débutant en classe de Seconde pour une durée de trois ans, les premiers « produits » de cette section singulière officieront dès la prochaine rentrée sur les terrains de France avec un niveau très approfondi.

Le formateur principal, Anthony Ustaritz, indique même : « On a déjà deux élèves, des Terminales, qui avaient pris la formation en cours de parcours scolaire, qui évoluent cette saison sur les terrains pour être évalués, en vue de devenir des jeunes arbitres de la Fédération ». Autrement dit, qui pourront arbitrer des U17 et U19 à travers tout l’Hexagone.

Pas de diplôme à l’issue de la section et, pourtant, l’investissement n’est pas anodin : « Sans travail perso à côté, la démarche est caduque. On ne retient que des jeunes très solides, équilibrés, aux bases scolaires solides car ils doivent être autonomes », cette formation à l’arbitrage pesant « huit heures par semaine durant toute l’année scolaire. »

« Monter très vite en maturité »

Quelle finalité, alors, puisque tous sont déjà arbitres avant d’intégrer la section ? « Ici, ils sont mieux préparés pour les examens de la Ligue, pour la théorie et l’aspect athlétique. On leur offre aussi un suivi individualisé, pour mieux cerner leurs lacunes » Et ce, afin d’évoluer plus vite vers les hautes sphères. « Comme une équipe, un arbitre veut toujours arbitrer dans la division la plus haute. Et le système pour eux est le même, avec des montées et des descentes en fin de saison. »

L’objectif est affiché : « Leur permettre d’arbitrer en U19 nationaux et Seniors R2. » Les moyens aussi : « Pour les élèves de Seconde, on leur apprend à bien s’orienter, utiliser les bonnes courses, ne pas gêner le jeu. Pour les autres, il s’agit d’appréhender le match dans sa globalité et savoir prendre du recul. Ceci afin de détecter ces petits signaux qui mènent à de potentiels dérapages sur un terrain. » Par exemple, « des petits tacles et fautes au milieu du terrain qui ne servent à rien mais sont un indicateur de la frustration ». Les jeunes sont aussi formés à la communication : « On simule des situations de match, on leur apprend à délivrer intelligemment un message à un joueur en passant à côté de lui. »

Frédéric Barrat, un des formateurs avec Thierry Dehret et Jean-Claude Rasatti, dit aussi l’importance d’« en faire des hommes avant qu’ils ne soient des hommes : on doit les faire monter très vite en maturité ». L’exigence sur la diététique et la récupération est « aussi élevée qu’en centre de formation ».

Les neuf jeunes arbitres bénéficient d’un autre atout : ils sont coachés par Anthony Ustaritz, arbitre en N2 (et sûrement N1 l’an prochain) et 4e  arbitre en Ligue 2, qui leur fait profiter de sa grande expérience des psychologies et habitudes des footballeurs.

Les pièges à éviter

Même si les jeunes de la section arbitrage en sport-études à Schuman ont déjà une paire de matches derrière eux, ils ne sont pas encore à l’abri des erreurs de jeunesse que recense ici Anthony Ustaritz, conseiller technique en arbitrage.

Être trop gentil. « Ils doivent apprendre à être autoritaire sans être autoritariste » et à s’imposer dans leur gestuelle corporelle.

Ne pas être crédible. « Quand le match est arrêté et que tous les yeux sont braqués sur l’arbitre en attendant sa décision, il ne faut pas montrer d’hésitation. »

Trop de nervosité. « En étant trop tendus, ils risquent d’exprimer leur ressenti de façon trop dur, comparé à une ambiance qui serait pourtant correcte. »

Se faire berner par des joueurs qui sauraient trouver les mots ou l’attitude pour échapper à une sanction, comme une tape sur l’épaule ou relever immédiatement un adversaire pourtant sévèrement taclé. « Cela étant, il faut aussi qu’ils apprennent que l’époque où personne ne touchait l’arbitre est révolue. Un mot ou une tape amicale d’un joueur, dans un contexte d’apaisement, ne doit pas être relevé. »

 Source : Le Républicain Lorrain

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PAROLES DE COACH

« A Schiltigheim, en coupe du Grand-Est, nous avons fait notre plus mauvais match de la saison dans le contenu (avec celui à Sarre-Union). Nous avons eu la possession du ballon mais nous n’avons pas su mettre en place notre jeu par manque de rigueur tactique et d’intensité.

Notre adversaire a fait un bon match et aurait même pu marquer plus de buts avec plus de réalisme. Je tiens d’ailleurs à les féliciter! La seule chose positive, c’est que nous avons su réagir (certes de façon trop désorganisée à mon goût!) à 0-2. Nos vingt dernières minutes ont été un peu meilleures et nous avons le mérite d’égaliser.Bravo à Guillaume et à nos tireurs qui nous permettent de nous qualifier et de poursuivre notre série d’invincibilité qui court depuis le 22 septembre.

Plus qu’un gros match à Saint-Louis avant une période de repos bien méritée! »

Sébastien MEYER, coach SFC