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National 3 : Une classe d'écart entre Saint Louis Neuweg et Sarre-Union

12 novembre 2018 - 22:53

La porte du vestiaire ludovicien est restée longtemps close, hier, à l’issue de la rencontre. Et Cédric Decker, l’entraîneur, a préféré ne pas livrer son sentiment à chaud, après la défaite des siens face à Sarre-Union. Autant dire que l’ambiance était lourde dans les coursives du stade de la Frontière et traduisait bien le naufrage vécu quelques instants plus tôt par le Saint-Louis/Neuweg FC sur sa pelouse. « Naufrage », le mot peut paraître fort, surtout si l’on prend en compte le score final. Mais il ne l’est pas. Car ce 1-2 ne dit rien de l’outrageuse domination de Sarre-Union, tout comme il cache tout de l’indigente prestation des Frontaliers, plus que jamais englués dans les eaux troubles du classement de N3.

Thomas Navaux en état de grâce

« Je crois qu’il n’y aura personne pour dire que notre victoire n’est pas méritée , résumait d’ailleurs l’attaquant bas-rhinois Farez Brahmia. On a maîtrisé le match du début à la fin malgré un petit coup de mou en milieu de 2e mi-temps. On a fait exactement ce que l’on voulait par rapport à notre plan de jeu. On a vraiment fait mal à l’adversaire. C’est parfait car on reste invaincu et surtout dans la course pour la première place. » Le Saint-Louis/Neuweg FC, lui, reste ce matin dans le doute.

On l’a dit, dans un jour béni, où tout se serait déroulé sans accroc sur le plan offensif, Sarre-Union aurait déjà pu déboucher le champagne dès la pause, hier. A contrario, sans un Thomas Navaux en état de grâce dans ses buts, Saint-Louis aurait déjà pu compter quatre ou cinq buts de retard.

On n’exagère pas. C’est un premier acte complètement à sens unique, du même genre que celui entre Lille et le Racing Strasbourg la veille en L1, qui s’est tenu hier devant un public stupéfait de voir une telle différence de niveau entre deux équipes censées boxer dans la même catégorie. Entre une équipe ludovicienne sans idée, pataude et incapable d’aligner quatre passes de suite, et un adversaire inspiré et volontaire, les débats ont été équilibrés durant 55 secondes. Le temps pour les Bas-Rhinois de se procurer un premier coup franc, sur lequel Brahmia obligeait déjà Navaux à une claquette.

On ne le savait pas encore, mais ce n’était que la prémisse de l’avalanche qui allait déferler sur les buts frontaliers. Et surtout le début du récital de Navaux, bien obligé de multiplier les exploits pour éviter aux siens de plonger d’entrée. Tour à tour, Brahmia (17e ), Djé (20e ), Groune (23e ), Roger (33e ) profitaient de boulevards laissés dans la défense pour s’offrir d’énormes occasions et faire briller le gardien.

Mais le miracle du 0-0 allait prendre fin à la 35e minute, lorsque Djé s’échappait seul avant de glisser le ballon entre les jambes de Navaux (0-1). « Ça faisait trois matches qu’on enchaînait les 0-0. On attendait vraiment ce but. Il nous a libérés parce qu’on dominait tellement que ça commençait à nous énerver de rester muets comme ça , poursuivait Farez Brahmia. C’était vraiment logique. »

C’était même un moindre mal pour Saint-Louis qui avait, par miracle, encore le droit de rêver à la pause. Mais encore aurait-il fallu qu’il se réveille en 2e mi-temps. Or, ce ne fut pas le cas, à l’image de ce nouvel arrêt de Navaux devant Groune sitôt la reprise.

Par la suite, les débats s’équilibraient. Un tout petit peu seulement. Mais cela n’empêchait pas Sarre-Union de garder la maîtrise et de doubler la mise sur une merveille de frappe enroulée signée Amri. Le match était plié, même si Berriss réduisait le score dans le temps additionnel sur un penalty sifflé suite à une faute à l’encontre de Dasylva. C’était alors la première frappe cadrée de Saint-Louis. Tout est dit.

Source : L'Alsace

Commentaires

PAROLES DE COACH

" La défaite à Saint Louis est honteuse! Je suis très en colère!!! Mes joueurs ont gâché notre belle série parce qu’ils ont été incapables de remettre sur le terrain les valeurs qu’ils avaient affichées jusque là.

Sur un terrain catastrophique, j’ai rarement vu un match si pauvre sur le plan technique et tactique en N3 en sept ans de coaching. Tous les acteurs de ce match ont réalisé une pâle prestation et surtout mes joueurs! Leurs premiers adversaires, c’est eux-mêmes! Ils n’ont pas le droit de souffler le chaud et le froid comme ils l’ont fait! "

Sébastien MEYER, coach SFC