2 234 207 visites 27 visiteurs

Le lycée à la recherche de ses futurs footeux

Vingt-deux footeux ont fait de leur mieux pour convaincre le lycée Jean-de-Pange qu’ils avaient leur place en section sportive à la rentrée prochaine.

Il faut qu’on voit le meilleur de vous-même, mais n’en faîtes pas trop non plus ». Sur le terrain du stade de la Blies, mercredi dernier, Eric Becker, responsable de la section football du lycée Jean de Pange, donne ses dernières consignes aux 22 garçons devant lui. À la rentrée prochaine, tous souhaitent intégrer cette section sportive proposée en seconde par le lycée.

Ouverte l’année dernière, cette classe permet aux passionnés de foot d’effectuer, en plus des cours habituels, deux séances d’entraînement de deux heures par semaine.

Durant tout l’après-midi, les jeunes joueurs ont donc dû montrer leur maîtrise du ballon rond. « Ils vont passer différents tests sportifs et techniques », explique Eric Becker. Mais le foot ne suffit pas, les résultats en classe doivent suivre également. « Le proviseur adjoint est également présent pour étudier les dossiers scolaires des candidats. Un très bon footeux avec de mauvais résultats ne sera pas pris », prévient Eric Becker. Entre 10 et 12 candidats devraient être admis cette année, même si la sélection peut être plus importante si le niveau est bon. « L’année dernière nous avions fait ça dans l’urgence et élargi la sélection à 15 garçons ».


Une bonne technique et un bon bulletin

Après quelques échauffements, les choses sérieuses ont commencé. Divisés en deux groupes, les adolescents sont évalués sur leur technique de jonglage, leur vitesse ou encore leur détente avant de terminer par des formes jouées. Mais sur le terrain, il n’y a pas que les responsables de la section sportive qui s’intéressent au niveau des candidats. Franck Boschetti, représentant de la ligue de Lorraine, les observe lui aussi attentivement. « On veille à avoir une certaine qualité technique », précise-t-il. « On veut les amener au meilleur niveau et cette section sportive nous permet de les suivre plus facilement ». Elle peut aussi être l’opportunité pour certains d’être repérés.

C’est d’ailleurs l’objectif de Nicolas, qui fait déjà du foot au club de Sarreguemines. Il a une idée bien précise de ce que cette section foot pourrait lui apporter. « J’aimerais essayer de continuer au niveau pro pour ensuite jouer dans une grande équipe de Lorraine, Nancy ou Metz ».

Dans les gradins, parents ou amis des joueurs sont là pour les encourager comme Caroline et Vincent Isel venus soutenir leur fils, Romain. « Il nous parle depuis un moment d’intégrer cette section sportive. Comme il avait un bon bulletin, ça ne nous posait pas de problème. Il joue déjà à l’EPB mais aujourd’hui il est le seul de son club. Comme il ne connaît personne , il est beaucoup trop stressé », constatent-ils. Après cette journée de stress, Romain va devoir maintenant prendre son mal en patience. Comme tous les autres, il ne connaîtra le verdict que dans une quinzaine de jours.


PAROLES DE COACH

"Le match de Coupe de France contre Metz reste forcément une déception. Nous avions préparé ce match pour nous qualifier et malheureusement nous avons été éliminés aux tirs au but...

Je suis surtout déçu pour les joueurs et les gros efforts qu’ils ont réalisés et pour les bénévoles qui avaient une nouvelle fois organisé une belle fête... Malheureusement, toutes les planètes n’étaient pas alignées...

La perte de notre buteur sur blessure, un but encaissé sur penalty, un poil de malchance en zone de finition, une erreur d’arbitrage (avouée en fin de match pour un penalty oublié en 2ème mi-temps sur Seydou Simpara) et un manque d’adresse sur les tirs au but nous ont empêché de faire l’exploit.

Je n’ai pourtant rien à reprocher à mes garçons qui ont été héroïques... Mais on ne peut pas faire un tel exploit sans avoir toutes ces planètes alignées. Bravo à Metz, nous leur souhaitons la montée en ligue 1.

Maintenant place au championnat où nos dernières prestations montrent que nous n’avons rien à faire à notre place..."

Sébastien MEYER, coach SFC