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Le lycée à la recherche de ses futurs footeux

Vingt-deux footeux ont fait de leur mieux pour convaincre le lycée Jean-de-Pange qu’ils avaient leur place en section sportive à la rentrée prochaine.

Il faut qu’on voit le meilleur de vous-même, mais n’en faîtes pas trop non plus ». Sur le terrain du stade de la Blies, mercredi dernier, Eric Becker, responsable de la section football du lycée Jean de Pange, donne ses dernières consignes aux 22 garçons devant lui. À la rentrée prochaine, tous souhaitent intégrer cette section sportive proposée en seconde par le lycée.

Ouverte l’année dernière, cette classe permet aux passionnés de foot d’effectuer, en plus des cours habituels, deux séances d’entraînement de deux heures par semaine.

Durant tout l’après-midi, les jeunes joueurs ont donc dû montrer leur maîtrise du ballon rond. « Ils vont passer différents tests sportifs et techniques », explique Eric Becker. Mais le foot ne suffit pas, les résultats en classe doivent suivre également. « Le proviseur adjoint est également présent pour étudier les dossiers scolaires des candidats. Un très bon footeux avec de mauvais résultats ne sera pas pris », prévient Eric Becker. Entre 10 et 12 candidats devraient être admis cette année, même si la sélection peut être plus importante si le niveau est bon. « L’année dernière nous avions fait ça dans l’urgence et élargi la sélection à 15 garçons ».


Une bonne technique et un bon bulletin

Après quelques échauffements, les choses sérieuses ont commencé. Divisés en deux groupes, les adolescents sont évalués sur leur technique de jonglage, leur vitesse ou encore leur détente avant de terminer par des formes jouées. Mais sur le terrain, il n’y a pas que les responsables de la section sportive qui s’intéressent au niveau des candidats. Franck Boschetti, représentant de la ligue de Lorraine, les observe lui aussi attentivement. « On veille à avoir une certaine qualité technique », précise-t-il. « On veut les amener au meilleur niveau et cette section sportive nous permet de les suivre plus facilement ». Elle peut aussi être l’opportunité pour certains d’être repérés.

C’est d’ailleurs l’objectif de Nicolas, qui fait déjà du foot au club de Sarreguemines. Il a une idée bien précise de ce que cette section foot pourrait lui apporter. « J’aimerais essayer de continuer au niveau pro pour ensuite jouer dans une grande équipe de Lorraine, Nancy ou Metz ».

Dans les gradins, parents ou amis des joueurs sont là pour les encourager comme Caroline et Vincent Isel venus soutenir leur fils, Romain. « Il nous parle depuis un moment d’intégrer cette section sportive. Comme il avait un bon bulletin, ça ne nous posait pas de problème. Il joue déjà à l’EPB mais aujourd’hui il est le seul de son club. Comme il ne connaît personne , il est beaucoup trop stressé », constatent-ils. Après cette journée de stress, Romain va devoir maintenant prendre son mal en patience. Comme tous les autres, il ne connaîtra le verdict que dans une quinzaine de jours.


PAROLES DE COACH

« La qualification à Forbach est la seule chose à retenir de ce week-end. Nous aurions préféré proposer plus de spectacle, j’aurais préféré voir mon équipe prendre plus de risques dans le jeu, mais la Coupe de France est une compétition qui prend de plus en plus d’importance et toutes les équipes jouent avec la peur de se faire éliminer.

Jouer c’est bien, gagner c’est mieux! Souvenons-nous de l’élimination face à Biesheim l’an dernier au 6ème tour où nous avions été éliminés par une équipe qui n’était pas venu faire le spectacle. Ils nous avaient laissé le ballon et s’étaient contentés de nous contrer pour nous éliminer. Donc j’avoue que je me satisfais de cette qualification, fut-elle peu spectaculaire.

Après j’ai apprécié voir mon équipe solide défensivement puisque c’est ce sur quoi j’ai travaillé toute la semaine avec mon équipe pour préparer la suite de la saison. Il faut donc savourer le fait d’atteindre ce 6ème tour pour la 5ème année consécutive!

Quand je vois 29 équipes de National 3 éliminées encore ce week-end (dont une bonne dizaine par des équipes hiérarchiquement inférieures), je me dis qu’il ne faut pas faire la fine bouche et apprécier la qualification. De nombreuses équipes de notre groupe aimeraient être à notre place. Maintenant place à 3 rencontres difficiles face à trois réserves professionnelles! »

Sébastien MEYER; coach SFC